Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Noémie Merlant et Naomi Amarger se livrent corps et âmes dans un récit de vies bouleversant sur le processus d'embrigadement, écrit et mis en scène par Marie-Castille Mention-Schaar. Dans Le Ciel Attendra, la réalisatrice fait fi des tabous et le résultat ne laisse pas indifférent.
L'Odyssée s'impose comme l'un des plus gros succès français de cette fin d'année 2016, du seul fait de la popularité du personnage auquel est il consacré : Le Commandant Cousteau. Mais le film parvient-il à s'affranchir du schéma classique du biopic superficiel ou réussit-il à explorer en profondeur son sujet?
Huit mois après la sortie de C'est l'amour, Paul Vecchiali, revient avec Le Cancre, un film sélectionné hors-compétition au dernier festival de Cannes.
Publiées aux éditions Dupuis, la BD des aventures de la jeune Tamara sont devenues un modèle pour beaucoup de jeunes de sa génération. Son adaptation cinématographique réussira-t-elle à convaincre ce même public ou risque-t-elle de sombrer dans la pure ringardise cucul-la-praline?
Aquarius, du brésilien Kleber Mendonça Filho est un film aux multiples facettes, mêlant habilement l'intime d'une femme portée par l'iconique Sonia Braga, à la situation de son pays, le Brésil, et de sa ville, Recife. Cependant, sa durée de 2h25 influe sur le rythme qui connaît des flottements et des boucles quelque peu répétitives. A voir.
Grave, le premier film de la réalisatrice Julia Ducournau, nous emmène à la découverte de la jeune Justine. Jeune vétérinaire végétarienne dont les principes vont être chambouler après un bizutage.
N'avez-vous jamais rêvé d'aller vivre loin de la civilisation, parmi des éleveurs de moutons à l'écart de tout? La jeune afghane Shahrbanoo Sadat nous livre ses propres souvenirs de l'enfance qu'elle a passé dans un tel village. Une belle occasion de découvrir que tout ne s'y passe comme on le pense.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.