Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Mal de Pierres, un film de Nicole Garcia : Critique

Reparties bredouilles de Cannes, Nicole Garcia et Marion Cotillard collabore pour la première fois ensemble et nous offre un récit romanesque d'un classicisme maîtrisée, dont la réussite tient à la sensualité de son triangle amoureux.

Manchester by the sea, un film de Kenneth Lonergan : Critique

A la seule vue de la bande-annonce, les clichés formels et thématiques du "film vu à Sundance" refont surface. Pourtant, la prestation de Casey Affleck a beaucoup fait parler d'elle. Son jeu d'acteur dans ce rôle (à l'origine destiné à Matt Damon) d'homme brisé en pleine reconstruction suite à la mort d'un proche est-il l'unique élément positif du film? Et si oui, parvient-il à faire de ce mélodrame convenu une œuvre déchirante?

L’attrape-rêves, un film de Claudia Llosa : Critique

Présenté en compétition officielle à la 64ème Berlinale, l'Attrape-rêves paraît enfin sur les écrans français après deux ans d'attente. Porté par un trio d'acteurs investis, le film sort des sentiers battus et propose une intrigue spirituelle et originale, mais avec un pari aussi osé, la réalisatrice Claudia Llosa parvient-elle à totalement nous transcender ?

Cigognes et Compagnie, un film de Nicholas Stoller et Doug Sweetland : Critique

Premier essai de Nicholas Stoller (Nos pires voisins) dans le monde de l'animation, Cigognes et Compagnie renoue avec une tradition du cartoon à la Tex Avery. Ce qui permet d'oublier un scénario convenu.

Voyage à travers le cinéma français, un film de Bertrand Tavernier : critique

Voyage à travers le cinéma français est un témoignage vibrant, vivant et nostalgique d'un grand réalisateur français de 75 ans : Bertrand Tavernier. L'occasion de (re)découvrir de magnifiques scènes de notre cinéma hexagonal à travers la douce voix du réalisateur de Dans la brume électrique et L.627. Le film sort en salles le 12 octobre 2016 et s'adresse aux cinéphiles comme à tous ceux qui veulent découvrir un cinéma, témoin de la France et de la force créatrice de l'humanité.

Bleeder, un film de Nicolas Winding Refn : Critique

Nicolas Winding Refn compte aujourd'hui parmi les cinéastes les plus en vogue de sa génération. Occasion pour le public français de découvrir ses premiers films, dont Bleeder, seconde réalisation du danois, qui rend ici un bel hommage au cinéma sur fond de constat social sans concession, dans un style coup de poing criant de vérité, mais non sans une pointe d'humour décalé.

Bridget Jones Baby, un film de Sharon Maguire : Critique

En 2001, Bridget Jones est devenu un modèle pour toute une génération de trentenaires célibataires... puis a disparu, laissant ses nombreuses fans dans la tourmente. Son comeback est alors assuré de voir revenir ses amatrices assidues, malgré le risque de voir leur idole être devenu ringarde. Mais au fait, s'agit-il d'une suite aussi fade que celle de 2004, ou bien ce film parvient-il à se hisser au même niveau que le premier? Verdict.

Don’t Breathe – La Maison des ténèbres, un film de Fede Alvarez : Critique

Après le controversé, mais non moins esthétique remake Evil Dead, Fede Alvarez nous propose une obscure plongée éclairante sur la cécité, le bien et le mal, et surtout la lutte pour sa propre reconnaissance. Aux influences Fincher-Hitchoc-godarienne, à la construction savante et à la photographie épatante, Don't Breathe est un réel souffle dans le paysage du genre de ces dernières années. Qu'il serve de modèle...

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.