Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Pour son troisième passage derrière la caméra, la comédienne allemande Maria Schrader s'attaque à un mythe littéraire en livrant un biopic singulier sur les années d'exil de Stefan Zweig en Amérique latine pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais son film, certes documenté et instructif, tombe dans l'écueil d'un didactisme morne qui laisse rapidement l'ennui s'installer.
Paul Greengrass et Matt Damon reviennent en très grande forme dans la saga Jason Bourne, avec un opus efficace et virtuose sur sa forme même s'il cède plus souvent aux facilités scénaristiques. Pas de quoi bouder son plaisir malgré tout devant le shot d'adrénaline de l'année et ce qui sera probablement le blockbuster de l'été.
Le nouveau S.O.S fantôme par Paul Feig, porté par un casting féminin. Malgré le torrent de haine qui s'est abattu sur le film avant sa sortie, celui-ci reste un divertissement honnête qui ne méritait pas toute cette hargne.
Suicide Squad est une oeuvre décevante mais malgré les problèmes inhérents à son écriture, est-il un mauvais film ou un bon film pourvu d'un mauvais montage ? Car par moments, il parvient à trouver son efficacité à travers le style de son cinéaste qui laisse entrevoir de superbes qualités et fait espérer une future version longue qui serait à même de le réhabiliter !
Kevin Spacey et Christopher Walken n'avaient jamais été réunis à l'écran avant cette petite fable animalière. Mais leur présence permet-elle d'en élever le niveau au delà de celui de comédie enfantine et vintage?
"Bad Moms" dépeint, non sans justesse mais en toute légèreté, l'histoire décadente de mères qui s'adonnent à une vie de débauche et de rébellion, dans un souci de complétude de leur crise existentielle.
Molesté par une presse quasi-unanime, le Suicide Squad s'avère pourtant la surprise de l'été. Retors, puissant, brutal, le film de David Ayer multiplie les fausses pistes quitte à perdre son spectateur mais ne dévie jamais de son crédo, forcément déviant, pour le plus grand bonheur des fans de comics.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.