"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.
Avec The Beatles, Eight Days A Week : The Touring Years, Ron Howard retrace l'incroyable carrière du plus grand des groupes de rock, à travers des chansons, des concerts, il montre ce que fut cette folie musicale qui s'empara du monde pour ne plus jamais le quitter.
Avec Cézanne et moi, Danièle Thompson s'éloigne du registre comique et s'oriente vers le biopic historique. Servi par le duo d'acteurs Canet/Gallienne, le film nous transporte au XIXème siècle et partage son intrigue entre l'effervescence d'un Paris artistique en pleine mutation et la douceur du soleil de Provence pour décrire avec réalisme l'histoire d'amitié tumultueuse et houleuse qui a uni et déchiré Cézanne et Zola durant près de quarante ans. Mais le projet est-il à la hauteur de ses ambitions ?
Après le très beau Sparrows de l'islandais Rúnar Rúnarsson, Philippe Lesage déplace le curseur sur le spectre des films sur l'adolescence vers un âge encore plus précoce où l'enfant découvre la duplicité de l'homme. Son film , Les Démons est singulier et réussi.
Réalisé par les Mo Brothers, Headshot, le nouveau film avec la star du diptyque The Raid, s'impose comme le film d'action survitaminé et jouissif de l'année.
Le Mystère Jérôme Bosh, documentaire revenant sur l'énigme que représente ce peintre flamand. Passionnant pour les amateurs de l'histoire de l'art qui ne savent que peu de chose du créateur des Jardins des délices.
Après plusieurs échecs artistiques, Oliver Stone retrouve enfin un sujet qui lui sied, celui d'un personnage ancré dans le réel et lui servant à analyser les contradictions d'une Amérique tiraillée par ses démons intérieurs. Et dans le rôle de ce héros des temps modernes, Joseph Gordon-Levitt livre une prestation qui, si elle lui vaut pas un Oscar, révélera au grand jour l'influence de la NSA sur l'Académie.
Jeeg Robot est la surprise super-héroïque à destination du cinéma italien qui chamboule les festivaliers comme lors de sa récente diffusion à l’Étrange Festival.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »