Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Et les mistrals gagnants, un film d’Anne-Dauphine Julliand : Critique

Grâce à plus de 1700 contributeurs, le premier film d'Anne-Dauphine Julliand, Et les mistrals gagnants a pu sortir sur nos écrans. Un documentaire fort et délicat sur la maladie infantile dont il est difficile de ressortir indemne.

Le Cercle – Rings, un film de F. Javier Gutiérrez : Critique

N'est pas Fede Alvarez qui veut. F. Javier Gutiérrez, qui en est à son troisième long métrage et deuxième d'horreur après Demonic produit par James Wan en 2015, s'essaie à dépoussiérer le mythique Ring ici au pluriel pour juste se distinguer. Le problème est, comme Blair Witch l'année passée, qu'aucune poussière n'était à enlever. La question est inutile, entre divertissement vain ou réelle nouvelle interprétation. On vous dit pourquoi...

Raid dingue, un film de Dany Boon : critique

Dany Boon, toujours au centre des débats les plus survoltés entre défenseurs du cinéma populaire et cinéphiles engagés, revient avec RAID Dingue, sa dernière réalisation qui nous plonge dans les coulisses du quotidien de ces forces spéciales. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses détracteurs ne seront toujours pas convaincus.

American Honey, un film d’Andrea Arnold : Critique

Réalisatrice britannique, Andrea Arnold quitte la Grande Bretagne et pose pour la première fois sa caméra aux Etats-Unis en signant American Honey, un road-movie énergique qui fait souffler un vent de folie sur le cinéma et qui brosse le portrait d'une Amérique désenchantée à travers les pérégrinations déjantées d'un groupe de jeunes aussi désoeuvrés que libres.

Un jour dans la vie de Billy Lynn, un film d’Ang Lee : Critique

Près de 5 ans après L'Odyssée de Pi, Ang Lee revient avec un long-métrage dans un genre radicalement différent, puisqu'il s'agit du drame vécu par un soldat américain contraint de revenir au pays pour participer à une campagne de spectacles médiatiques. L'occasion de questionner sur la compatibilité entre deux univers opposés... à moins qu'il ne s'agisse que de l'expérimentation de moyens de filmer révolutionnaires mais stériles.

Tempête de sable, un film d’Elite Zexer : Critique

Tempête de sable est le premier long-métrage de la réalisatrice israélienne Elite Zexer. A l'image de ce qu'elle a fait dans ses précédents courts-métrages, elle s'intéresse aux rapports sociaux au sein d'une communauté et y questionne la place des femmes.

Resident Evil : Chapitre Final, un film de Paul W. S. Anderson : Critique

Aussi, fort d'un montage excessivement et effroyablement décousu et incohérent des scènes d'action, Resident Evil : Chapitre Final ne s'en sort que par des effets spéciaux spectaculaires et par la grâce athlétique de Milla Jovovitch.

Tous en scène, un film de Garth Jennings : Critique

Les créateurs de Moi, moche et méchant proposent une nouvelle histoire sur les animaux qui rêvent de réussir dans la musique. A travers des personnages attachants et une bande-son impeccable, Illumination Entertainment offre une bonne dose de bonheur aux petits comme aux grands !

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.