Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Le Concours, un film de Claire Simon : Critique

Grâce à Claire Simon, mais sans pour autant être une oeuvre de propagande, l'envers du décor du concours le plus convoité de France, dans le monde de l'audiovisuel, nous est dévoilé. Au stress des étudiants se mêlent les prises de position des professeurs. Alors, ferez-vous parti des 3000 prochaines personnes à postuler au concours d'admission à la Fémis ou en serez vous dégouté ?

Cinquante nuances plus sombres, un film de James Foley : Critique

Avec le second opus cinématographique de la saga Fifty Shades adaptée du phénomène littéraire éponyme, l'intrigue bascule dans une dimension plus sombre et nous promet un film aussi érotique que sulfureux. Mais qu'en est-il véritablement ? Le réalisateur ose-t-il réellement la subversion ou reste-t-il dans le divertissement policé, voire carrément niais ?

Silence, un film de Martin Scorsese : Critique

Véritable testament cinématographique et religieux de la part du maître Martin Scorsese, Silence est une grande œuvre de cinéma, jamais facile et à la mise en scène impressionnante. Le cinéaste questionne le spectateur sur les tourments et les contradictions de la foi, traitée comme un sujet universel et pacifiste.

Seuls, un film de David Moreau : Critique

David Moreau s'attaque au cinéma fantastique avec l'adaptation risquée de la bande-dessinée Seuls sur grand écran. Pari réussi ?

Lego Batman, un film de Chris McKay : Critique

Le brique-justicier de Gotham revient dans un spin-off de la Grande Aventure Lego lui étant entièrement dédié avec Lego Batman : le Film ! Au programme, 2h de fun et une ode à la pop-culture totalement jouissive.

Loving, un film de Jeff Nichols : Critique

A l'heure où les relents xénophobes les plus immondes refont surface en Amérique, Jeff Nichols nous rappelle que l'amour sera toujours plus fort que la haine. Dans un style très naturaliste, son film se concentre sur les tourments d'un couple interracial brillamment interprété mais dont le récit est trop lisse pour susciter du début à la fin toute l'émotion que mérite cette bouleversante histoire vraie.

A Cure for Life, un film de Gore Verbinski : Critique

Quinze ans après son remake américain de The Ring, Gore Verbinski revient au cinéma horrifique. A-t-il réussi à nous offrir une proposition cinématographique inédite en révolutionnant le mythe du vampire dans un mythe gothique aux accents lovecraftiens ou n'est-ce là qu'un sous-Shutter Island à la résolution digne d'un épisode de Scoubidou? Verdict.

La femme qui est partie, un film de Lav Diaz : Critique

Couronné du Lion d'Or à la Mostra de Venise 2016, La Femme qui est partie du philippin Lav Diaz est une relecture sombre et magnifique de la société philippine, empêtrée dans ses contradictions, comme les personnages sont empêtrés dans leurs dichotomies, prises en tenaille entre souffrance et bonté.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.