Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Avec War Machine, David Michôd fait son entrée sur Netflix avec son film le plus accessible et le moins percutant. Mais qui reste une satire efficace menée par un très bon Brad Pitt.
Une pléthore de films, et toujours la même passion pour François Ozon de l'identité trouble, de l'identité double. L'amant double ne faillit pas à la règle et pousse d'ailleurs le bouchon très loin. Trop, peut-être?
Departure de Andrew Steggall, est LE film aux six récompenses. Véritable ode à l'amour, ce drame familial nous plonge avec poésie, subtilité et délicatesse, au cœur des désirs d'une mère et d'un fils.
Après un quatrième opus foncièrement mauvais, la nouvelle aventure de Jack Sparrow, intitulée La Vengeance de Salazar, se devait de rectifier le tir. Pari réussi ou nouvelle déception ?
Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur part très mal pour son exploitation en salle et se fait descendre par la critique. mais pourquoi tant de haine? Autopsie d'un échec.
Présenté lors de l'ouverture de la Sélection Officielle du Festival de Cannes, Le nouveau film d'Arnaud Desplechin, les Fantômes d'Ismaël, est la quintessence même de son oeuvre, riche de références littéraires et cinématographiques, un film d'auteur foisonnant au risque de l'éparpillement.
Nana Ekvtimishvili & Simon Groß réalisent avec Une Famille heureuse un troisième film commun qui montre l'écartèlement d'une femme géorgienne entre son chemin intérieur et la voie tracée par la société.Du bel ouvrage finement ciselé...
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.