Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Avec Baby Driver Edgar Wright revient en très grande forme et signe un film survitaminé et virtuose qui, malgré son scénario très calibré, pourrait s'imposer comme le divertissement de l'été.
Fiers du succès de leur franchise, les studios Illumination Entertainment ne se sont pas foulés avec ce Moi, moche et méchant 3, opus très anecdotique qui ne fait que se reposer sur les lauriers de ses prédécesseurs.
Après une trilogie et une saga avortée au bout de deux épisodes, une nouvelle version de Spiderman fait son apparition. Déjà aperçu dans Captain America : Civil War, l'homme-araignée a ici tout un film pour briller. Le tout dans l'univers partagé Marvel aux côtés d'Iron Man et Captain America. Nouveau costume, nouveaux vilains, nouvelle tête : Que vaut Spiderman : Homecoming ?
Alors que le public aurait pu avoir une comédie digne de Tanguy et de Papa ou Maman, Mon Poussin s'avère être beaucoup trop classique et gentillet pour amuser pleinement la galerie.
A défaut de renouveler les jeux dont il s'inspire et de se sortir de son statut de série B, Resident Evil : Vendetta assure le minimum syndical en étant plus regardable, divertissant et respectueux que les ignominies de Paul W.S. Anderson;
Antoine a tout perdu, son hotel particulier somptueux, son statut et même ses ennemis. Difficile de ne pas songer au complot et le songe est présent dès le synopsis. Plongé dans ce cauchemar identitaire créé par Fabrice Gobert, à qui l'on doit Les Revenants, et Valentine Arnaud, le spectateur assiste impuissant aux tourments d'un nouveau personnage hitchcockien.
À l'heure où les croisières sont à la mode, Dream Boat se démarque de ces dernières par la singularité de sa thématique. Entre folies et révélations, ce documentaire dépeint avec sincérité le quotidien de ces milliers d'homosexuels venus trouver, le temps d'une semaine, la liberté.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.