Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Mother! est le sidérant film-somme de Darren Aronofsky qui signe une oeuvre hystérique et marquante qui divisera assurément. Un grand morceau de cinéma, épuisant et virtuose, habité par la formidable Jennifer Lawrence.
Descente aux enfers improbable dans un Queens sous acide, Good Time est un film en perpétuel mouvement dominé par un fatalisme aussi étrange que poétique.
The Fountain est un chef d'oeuvre complexe et sensible, qui conjugue récit épique et réflexions métaphysiques dans le film le plus exigeant et personnel de Darren Aronosky.
Métaphore d’une machine à rêves qui s’enraye, allégorie d’une industrie Hollywoodienne aussi fausse qu'impitoyable, The Wrestler est un film poignant qui décrit sans détour la déchéance d’une gloire oubliée. Troublant.
Avec Ôtez-moi d'un doute, présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes 2017, Carine Tardieu parvient à mener une comédie tendre et douce sur la filiation et ses multiples déboires, sans pour autant marquer pleinement les esprits, ni surprendre. Heureusement que le casting (François Damiens, Cécile de France, Alice de Lencquesaing...) est là pour porter le film qui est en salles depuis le 6 septembre 2017.
Alors que Jeanne Balibar incarne les traits de la chanteuse, l’œuvre voit un personnage aux multiples visages et par la même occasion, un visage aux multiples personnages. Un abîme du cinéma, une déclaration d’amour resplendissante.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.