Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
My Cousin Rachel, un roman de l'anglaise Daphne du Maurier qui a déjà été adapté à l'écran dès sa sortie, retrouve une deuxième vie avec cette nouvelle version de Roger Michell, avec une Rachel Weisz résolument plus moderne qui amène le personnage sans doute au-delà des ambitions de sa créatrice. Un film intéressant même s'il semble indécis.
Divisant la presse, Valérian et la cité des mille planètes se présente comme l'un des blockbusters les plus particuliers de la dernière décennie. Un spectacle visuel éblouissant abîmé par un scénario alambiqué et brouillon.
La Colle aurait pu être une comédie française sortant du lot, notamment avec l'ambition de son réalisateur, Alexandre Castagnetti, de vouloir casser certains clichés. Mais son envie et sa passion pour la bande-dessinée ne suffiront pas, le tout se contentant bien trop du strict minimum.
Figure de l'art moderne, Peggy Guggenheim est une artiste autodidacte qui a révolutionné le monde artistique. Retour sur un documentaire captivant, signé Lisa Immordino Vreeland.
Walk With Me est la rencontre inattendue entre un mutilé de guerre et une danseuse étoile. Ces deux mondes, jusqu'alors opposés, se rencontrent, se découvrent et se lient.
A la manière du Gravity d'Alfonso Cuaron, Christopher Nolan privilégie l'épure comme pour mieux maximiser l'immersion. Un pari payant puisque à l'arrivée, outre d'être une claque esthétique, Dunkerque s'avère être une véritable expérience de cinéma comme rarement vu.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.