Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Andy Muschietti signe une adaptation réussie du roman de Stephen King, même si Ça échoue à être un film d'horreur convaincant. Il reste une fresque adolescente touchante et poétique dans l'esprit du roman dont il est tiré.
Dans Mon Garçon, Guillaume Canet, qui ne connaissait pas le scénario à l'avance, se lance dans une réelle chasse à l'homme afin de retrouver son fils. Mais ce genre de scénario n'est-il pas un brin épuisé ?
Après être passé par le festival de Cannes, Le Redoutable, biopic sur Jean-Luc Godard par le spécialiste du détournement Michel Hazanavicius sort enfin en salles. Si le film aurait mérité d'être plus marquant, il adopte un ton comique risqué, préférant déconstruire plutôt que satisfaire bêtement.
Vous aimez la série NARCOS ? Le sourire Colgate de Tom Cruise ? Les anti-héros américains ? Et les dollars ?
Pas de doute, vous allez adorer Barry Seal, qui derrière son postulat de rise & fall à la Scorsese, se révèle être un opéra à la gloire du talent comique de Tom Cruise.
Après sa comédie pleine de fraicheur, (500) jours ensemble, on attendait de Marc Webb un retour triomphant dans le cinéma indépendant ! Mais avec Mary, le réalisateur tombe dans le déjà-vu...
Avec Nos années folles, André Téchiné renoue avec la tendance de ses plus beaux films : des corps, de la chair et des sentiments jamais expliqués, ni jugés. Le film sort en salles ce mercredi et réunit à l'écran Céline Sallette (Corporate, Les Revenants) et Pierre Deladonchamps (Le fils de Jean, L'inconnu du lac).
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.