Critiques films

Primetime – Tel est pris qui croyait prendre

Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Si tu voyais son coeur, l’errance d’un regard

Les névroses sont souvent belles à filmer et passionnantes à l'écran. Dans Si tu voyais son coeur, elles ne sont pas toujours captivantes malgré une bonne mise en scène de Joan Chemla.

Seule sur la plage la nuit, de Hong SangSoo : le fruit de la passion

Film après film, le Sud-Coréen Hong SangSoo décrypte un sujet unique : l'amour. Avalées à coups de soju, les paroles que ses protagonistes s'échangent dans un format très rohmérien, sont encore plus précises et plus touchantes dans Seule la plage la nuit, qui a valu l'Ours d'argent de la meilleure actrice à sa muse, Kim Minhee.

Un jour mon prince : Il était une fois… pas comme les autres

Avec Un jour mon prince, Flavia Coste réussit un premier film iconoclaste dans lequel l'univers du conte de fées et la réalité se télescopent pour aboutir à la quête initiatique de deux fées aussi attachantes que hautes en couleurs.

Normandie nue de Philippe Le Guay : une vision un peu trop simpliste du monde paysan

Avec Normandie Nue, le réalisateur des Femmes du 6e étage, livre un scénario plutôt paresseux dans lequel quelques réflexions pertinentes et parfois drôles se sont glissées. Bien trop maigre et simpliste, malgré les efforts de François Cluzet ou encore Gregory Gadebois pour représenter la France oubliée, soit le monde paysan, aux côtés du réalisateur Philippe Le Guay. Le film sort en salle le 10 janvier 2018.

The Book of Love : le livre de la niaiserie absolue

Disponible sur Netflix depuis fin 2017, The Book of Love est une mièvrerie abominable marquée par la collaboration entre Justin Timberlake (qui signe la BO) et Jessica Biel (actrice et co-productrice).

Burn Out de Yann Gozlan : un polar viscéral

Sous les contours d’un scénario un peu trop scolaire, Burn Out arrive tout de même à relever la tête grâce à son réalisateur, qui démontre un talent visuel dans des scènes de course pleines d’adrénaline et la mise en tension organique de son personnage.

Les Heures sombres de Joe Wright : Enfin une consécration pour Gary Oldman dans son rôle de Churchill ?

Le biopic des grands hommes n'est jamais chose aisée. L'interprétation de Winston Churchill par l'immense Gary Oldman est pourtant magistrale, et la réalisation de Joe Wright inventive et dynamique. Une vision hagiographique du personnage, sans pour autant perdre toute objectivité.

Le Grand jeu : Aaron Sorkin joue cartes sur table

Avec Le grand jeu, le génial scénariste Aaron Sorkin passe derrière la caméra pour mieux parler de lui. Davantage intéressé par Molly Bloom que par son parcours, Le grand Jeu rattrape ses scories par une Jessica Chastain extraordinaire et un dispositif stimulant à défaut d'être pleinement abouti.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.