Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Malgré son titre, ce nouveau Jumanji se contrefout de la mythologie qu'il traîne, et tente de faire oublier le manque de talent de son quatuor de créateur en forçant sur l'humour "self-conscious", ce qui semble les dispenser d'écrire un scénario.
Vous craquerez certainement pour l'histoire de cette petite fille plongée dans un monde au décor Disney, mais à la vie bancale qui fait tout pour aller vers la vie indéfiniment. Florida Project de Sean Baker est au cinéma le 20 décembre, parfait pour les fêtes de fin d'année.
Avec toute la noblesse qui le caractérise, Harry Dean Stanton fait sa dernière apparition au cinéma avec Lucky. Touchant du doigt cette douce Amérique périphérique et multiculturelle, John Carroll Lynch accouche d’un amer récit initiatique, funèbre mais caressé par une humilité et une ironie souriante.
La promesse d'une adaptation moderne du roman d'Agatha Christie est à moitié tenue. Si l'envie de moderniser le mythe d'Hercule Poirot fait plaisir, l'enquête elle même pâtit d'un scénario bancal et confus.
Star Wars épisode VIII, les Derniers Jedi, ose la novation et le passage à la nouvelle génération. Un pari audacieux qui ouvre la saga à de nouveaux horizons.
Définitivement devenu produit de consommation, la saga Star Wars continue. Au même titre que Le réveil de la force, Les derniers Jedi s’ingurgite et s'évacue aussi vite. Mais peut on vraiment être surpris?
Avec Bienvenue à Suburbicon, Clooney propose un film violent qui attaque frontalement une certaine image de l'Amérique au point de se détourner complètement de la comédie décalée attendue.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.