Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.
Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Blood Simple ressort en salles mercredi 25 juillet. Un film qui pose déjà les fondations de tout le cinéma des frères Coen, s'inscrivant directement dans la mythologie américaine : le film noir américain, la vision d'une certaine Americana, ainsi qu'un certain style ironique et grinçant.
Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney s'accordent pour proposer un des meilleurs films de cette fin d'année. Par la beauté des mots, de l'art et des plans d'Eric Barbier, La promesse de l'aube séduit.
The Strange ones est un film d’ambiance, qui ne se laisse pas si facilement attraper. Au cœur de la ville ou de la forêt, les secrets ne résistent pas longtemps à l'éclatement de la vérité, le tout au sein d'un montage éclaté et plutôt confus. S'il ne manque pas d'intérêt visuel et sensoriel plus généralement, le film développe un certain malaise qui ne le quitte pas. A découvrir en salles dès le 11 juillet.
Les Affamés est en salles depuis le 27 juin 2018, l'occasion pour sa réalisatrice, dont c'est le premier film, de présenter sa vision de la jeunesse. Une jeunesse vigoureuse, ambitieuse, combative. Derrière des aînés comme Cédric Klapish (Le Péril jeune, L'Auberge espagnole), réussit-elle son pari ?
Avec des films comme Juno , Young Adult, ou maintenant Tully, Jason Reitman et la scénariste Diablo Cody s'intéressent joliment à des femmes jeunes et moins jeunes aux prises avec la réalité des sociétés modernes, pas toujours très hospitalières.
Critique de Love, Simon (en salle dès aujourd'hui) : Le film contourne le teen-movie pour porter la voix de la communauté LGBT dans un monde adolescent où la peur des regards dicte la loi. Greg Berlanti surprend dans son traitement aussi sérieux que comique et réussit à toucher le public.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.