Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.
Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.
Dans "Détective Conan : La Mémoire retrouvée", le petit détective reprend du service dans un polar hivernal où les montagnes enneigées cachent secrets et souvenirs. Entre vengeance, code moral et tension psychologique, Conan suit les indices pour élucider un meurtre, mêlant action, introspection et la fidélité des personnages qui font le cœur de la saga.
Les Braises de Thomas Kruithof, avec Virginie Efira, s’impose comme un film social français sur les gilets jaunes. Très sage et évitant la caricature, il laisse pourtant un goût d’ennui poli malgré une mise en scène sobre.
Dans une comédie satirique librement inspirée de l’affaire Banier-Bettencourt, Thierry Klifa orchestre un huis clos familial explosif entre une milliardaire fantasque, sa fille jalouse et un artiste excentrique. Porté par le duo flamboyant Isabelle Huppert et Laurent Laffite, le film mêle humour grinçant, secrets de famille et guerre d’héritage sur fond de collaboration et de rivalités intimes. Présenté hors compétition à Cannes 2025, ce thriller comique séduit par sa mise en scène cossue, ses dialogues ciselés et son regard acide sur les failles humaines derrière les fortunes.
Deux Procureurs : Sergei Loznitsa ausculte la mécanique du pouvoir dans un film aussi glacé qu’hypnotique. Le pouvoir, l’abus de pouvoir, l’absence de contre-pouvoir sont les thèmes brûlants évoqués sous couvert d’un retour sur la terreur stalinienne.
A travers l'histoire méconnue de la Grande Arche de la Défense, Stéphane Demoustier signe le portrait d'un artiste intransigeant qui soulève de passionnantes question sur la création et ses compromis. Derrière l’ambition de son projet, le film peine toutefois à trouver son souffle, oscillant entre caricatures et références appuyées, malgré quelques belles réussites de mise en scène.
Dan Trachtenberg revient avec "Predator : Badlands", plaçant le Predator au centre d’un vaste univers alien. Spectaculaire et visuellement ambitieux, le film explore la survie, la chasse et la quête de reconnaissance d’un héros légendaire, mêlant hommage à la saga, créatures inédites et dimension mythologique.
François Ozon relève le pari risqué d’adapter L’Étranger de Camus en préservant l’énigme de Meursault tout en actualisant le récit. Entre lumière écrasante, sensualité brute et dénonciation subtile du colonialisme, le film conjugue fidélité et réinvention. Servi par l’interprétation habitée de Benjamin Voisin, il s’impose comme l’une des œuvres les plus abouties du cinéaste.
Vue à hauteur de chien, la peur change d’odeur. Avec "Good Boy", Ben Leonberg signe un film de possession intime et organique, où la maladie, la solitude et l’attachement s’enlacent dans une maison vivante. Porté par le regard bouleversant d’un chien, ce huis clos entre horreur et tendresse explore la fidélité jusqu’à la mort.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.