Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Après avoir fêté ses 25 ans, One Piece, le manga au succès planétaire sur la piraterie est de retour sur le grand écran. Un nouvel opus haut en couleurs adapté de l’œuvre d’Eiichirō Oda attendu par des millions de fans. Si One Piece Film : Red réalise le meilleur démarrage pour un film d’animation japonais en France, avec plus de 267 000 entrées, le film, quant à lui, nous fait nager en eaux troubles.
As Bestas, le dernier Sorogoyen, nous offre un thriller aux airs de western au fin fond des montagnes de Galicie. Servi par une interprétation irréprochable et un sens de la mise en scène exceptionnel, c'est un des films à ne pas manquer cet été.
Bien que ne cherchant jamais à innover le genre du films de "monstres", Beast n'en reste pas moins l'un des titres les plus appréciables et efficaces de ces dernières années. Offrant un safari tendu et oppressant, qui va directement à l'essentiel et ce sans aucune fioriture.
Esther 2. Vous l'attendiez ? Non ? C'est normal. Le premier opus tenait, jusqu'ici, l'exploit rarissime dans le cinéma d'horreur d'être un film unique.
Jordan Peele, adepte des scénarios singuliers, promettait de nous offrir avec Nope une approche inédite de l'invasion alien. Après Get Out et Us, le réalisateur poursuit son analyse sociétale en interrogeant le rêve américain et la quête de célébrité dans un monde du spectacle.
Film danois se déroulant dans les forêts norvégiennes, Wild Men, de Thomas Daneskov, parvient à un subtil équilibre entre comédie et drame, ré-haussé par une réflexion sur notre rapport à la nature. Sortie sur nos écrans le 24 août
Si vous en avez marre des blockbusters hollywoodiens fades et sans âme, tournez-vous vers Vesper Chronicles. Une fable SF du cinéma européen bluffante, à la plastique et à l'ambition aussi démesurée que la concurrence américaine à gros budget.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.