Carte blanche

L’écologie vous épuise ? Dépasser les petits tracas

« Et cela résonne : un système contribue à l’évolution d’un système plus large, duquel il reçoit aussi sa propre nourriture. Ainsi un bâtiment contribue à la dynamique de la ville dans laquelle il se situe. Cette même ville lui fournit sa « nourriture » : ses services, infrastructures et règlements. »

Mi Amor : Techno Trip

Dans "Mi Amor", Guillaume Nicloux assume sa radicalité : un pacte irrévérencieux avec le spectateur, un scénario qui semble s'écrire sous nos yeux, une mise en scène voluptueuse et des acteurs magnétiques (Pom Klementieff, Benoît Magimel).

Die My Love : Die My Life

Que faire quand on aime son enfant mais qu'on n'a aucune envie de jouer à la mère ? Dans "Die My Love", Lynne Ramsay s'empare de cette question inconfortable. Portée par une Jennifer Lawrence éblouissante de rage sauvage et de désarroi avide, l'histoire se noue dans une demeure déglinguée du Montana. La réalisatrice écossaise compose une partition aussi âpre qu'intense et lumineuse. Soutenue par un Robert Pattinson en mari désemparé et par la présence nostalgique de Sissy Spacek et Nick Nolte, Ramsay ne filme pas seulement une dépression : elle ausculte le vertige d'une femme qui ne veut pas se plier aux conventions. Ni complaisance, ni réalisme psychologique. Juste une sincérité à vif, et un cri.

Jeanne du Barry ou la Flamme du Barry !

Dans un film habité et glamour, Maïwenn réussit le tour de force de rendre fluide, ardent et désirable le genre du film d’époque. Jeanne du Barry, le nouvel opus de Maïwenn retraçant l’ascension d’une femme de la plèbe en favorite de Louis XV, irradie de souffle romantique et de liberté sauvage.

Retour à Gérardmer

Nous revenons sur le festival, ce qui nous a plu et déplu dans cette édition anniversaire.

Juste la fin du monde : et après, l’au-delà

Une déclaration d'amour à un film, un hommage à une lumière qui laisse nos cœurs dans le noir. Au revoir, Gaspard.

Gaspard Ulliel : hommage après la mort d’un acteur vibrant

S'il est des regards qui électrisent. Gaspard Ulliel en possédait un. L'acteur n'était pas que cela puisqu'il était très souvent vibrant comme lorsqu'il interpréta un écrivain venu annoncer sa mort prochaine à sa famille dans Juste la fin du monde. Xavier Dolan, le réalisateur du film, a d'ailleurs écrit à son sujet (sur son compte Instagram) : « Ton rire discret, ton œil attentif. Ta cicatrice. Ton talent. Ton écoute. Tes murmures, ta gentillesse. Tous les traits de ta personne étaient en fait issus d’une douceur étincelante ». C'est en ces quelques mots, énoncés comme autant de qualités, que l'on peut décider de rendre hommage à un grand acteur qui, même à 37 ans, a marqué de nombreux films et a reçu deux César dans sa bien trop courte carrière. Il devait tourner un film avec Bertrand Bonello, La Bête, huit ans après son rôle dans Saint Laurent. Gaspard Ulliel est mort des suites d'un accident de ski le 19 janvier 2022, à l'aube d'une carrière qui s'internationalisait. On entend alors plus fort ces mots qu'il prononça dans Juste la fin du monde : « Et qu'est-ce qu'ils feront quand je leur dirai que je m'en vais, que je ne reviendrai pas, de manière définitive... ?». Et si comme dans Il était une seconde fois (série d'abord diffusée sur Netflix et visible depuis le 19 janvier sur le site d'Arte), nous nous plongions dans le passé pour (re)découvrir la filmographie éclectique de l'acteur français ? Hommage.

Le cinéma français et la rédaction du Magduciné

Alors que les salles de cinéma sont toujours fermées au public, certains membres de la rédaction du Magduciné font un petit tour d'horizon à propos du cinéma français actuel et son rapport avec le grand public sur ces dernières années. 

Adieu Bacri

Jean-Pierre Bacri est mort à l'âge de 69 ans. Cet acteur souvent qualifié d'authentique et bougon a surtout marqué par des films qui le sont tout autant. Discret sur sa vie privée, peu présent à l'écran (il n'était pas boulimique de films), l'acteur a su nous toucher en plein cœur. Portrait en forme d'hommage.

Salles de cinéma : étreintes brisées

Les salles de cinéma n'ont pas été citées dans un premier temps dans les discours officiels (et plus largement la culture) puis sont finalement restées fermées le 15 décembre dernier. La lumière n'a pas éclairé le bout du tunnel des salles obscures. Au-delà de la question sanitaire et politique qui laisse place ou non à la culture, c'est quoi la salle de cinéma ? Si pour Mathieu Kassovitz,  les salles  se sont "pas essentielles" en temps de crise, d'autres comme Nicolas Maury crient dans la nuit pour leur réouverture. Dans 44 lettres adressées aux spectateurs et spectatrices par les gens du métier, le cinéma redevient essentiel. Pour les cinéphiles que nous sommes, elle est un lieu où être à sa place, où le rêve se déploie. A travers différentes expériences de cinéma en salle, j'ai décidé, moi aussi, d'adresser une lettre d'amour au 7e art et aux découvertes lumineuses dans l'obscurité.

Les hackers représentés dans les films vs les véritables pirates informatiques

Depuis plusieurs décennies, de nombreux films représentent les hackers comme des personnages passionnants et parfois bienveillants. Qu’en est-il à propos des véritables pirates informatiques ? Est-il réellement possible de compromettre leurs activités grâce à un antivirus ou serveur VPN ? Cet article répondra à ces questions pertinentes.

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