Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Le livre de l'actrice et militante Adèle Haenel "Viser juste" est sorti le 21 août 2026. Véritable enquête littéraire (alternant théâtre, script, essai, récit et analyse), le livre ne se contente pas de raconter, mais propose de penser autrement, de décortiquer le langage pour sortir du récit créé par les dominants, comme au cinéma quand c'est le réalisateur seul qui est tout-puissant, invisibilisant tout le travail collectif. L'écriture de "Viser juste" est aussi travaillée qu'incisive, elle nous plonge au cœur du sujet sans baisser les yeux. Adèle ne se contente pas de témoigner, mais analyse le système qui a rendu possible, et rend encore possible, l'agression dont elle a été victime enfant.
Dans un premier roman déchirant et prenant Décolorer sa fille Lucie Bérard ausculte avec liberté et minutie la contamination de la vie de son héroïne de vingt cinq ans par sa généalogie. Dans un style intrépide, hybridant l’anodin et l’existentiel, la jeune autrice dépeint la suffocation et le recroquevillement d’une vie de fille littéralement décolorée et rendue exsangue par toute une lignée de mère et grand-mère serviles et souffrantes.
Une vingtaine de rédacteurs placés sous la direction de Pascal Alex Vincent, spécialiste du cinéma japonais qui a diffusé en France de nombreux classiques du 7ème art nippon, ont été nécessaires pour nous donner ce très beau Dictionnaire du Cinéma Japonais, édité par Carlotta. Un outil indispensable aux cinéphiles avides de découvertes.
Ce n’est pas un livre sur Tommy Wiseau, dont l'aura survit paradoxalement au livre dans la mesure ou elle se nourrit sur les ruines de ses accomplissements, ni même la chronique d'un tournage catastrophe. C'est une introspection déguisée, où l'auteur essaie de mettre son propre masochisme en abyme. Nul doute qu'il n'en a pas fini avec les questions posées ici...
Frédérick Wiseman, à l'écoute, ou la plongée dans la méthode de travail de l'un des plus éminents réalisateurs de documentaires américain, qui administre une véritable leçon de cinéma et s'attaque aux idées reçues concernant son domaine d'exercice.
CineSeriesMag vous propose un petit éclairage sur un livre croustillant de Jean-Sébastien Leroux, Les petites curiosités du cinéma, qui offrira aux cinéphiles les plus avisés, quelques anecdotes amusantes et particulièrement divertissantes, sur le monde du cinéma.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.