Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.
British Invasion se présente sous la forme d'un dialogue en deux personnalités, qui vont nous présenter deux points de vue sur la culture britannique des 60 dernières années. Histoire de revenir sur des phénomènes comme Les Beatles, les Stones, David Bowie, Michael Caine, Twiggy, John LeCarré...
Woodstock, c'est "three days of peace and music". On pourrait ajouter, à la lecture du livre de Michka Assayas, que ces trois journées furent placées sous le signe des psychotropes, du sexe, de la promiscuité, de l'improvisation, de la contestation ou de l'anarchie. Publié chez GM, agrémenté de photographies inédites, "Woodstock" place le lecteur au cœur d'un concert légendaire. Et c'est fascinant.
Ce "Dictionnaire du péplum", publié chez Vendémiaire, s'articule autour de quelque 600 entrées. De la genèse du genre aux lieux et personnages historiques auxquels il est rattaché en passant par les films et leurs intervenants, Claude Aziza propose un récit passionnant et foisonnant, à mettre entre les mains de tous les amateurs de cinéma.
Le sociologue Arnaud Esquerre s'intéresse à la Commission de classification des films. Quelles sont ses racines ? Qui sont les membres qui la composent ? Comment garantissent-ils la préservation de la jeunesse ? Où commencent les interdictions et où s'arrête la liberté d'expression ?
Chez Lett Motif paraît un dictionnaire consacré au cinéaste Terrence Malick. Damien Ziegler identifie et classe les motifs et occurrences les plus caractéristiques du réalisateur, verbalise ce qui les nourrit et parvient à restituer les singularités d'un auteur aussi rare que commenté.
De Bram Stoker à Friedrich Wilhelm Murnau en passant par Tod Browning ou Charles Matton, de Max Schreck à Christopher Lee en passant par Béla Lugosi, Olivier Smolders raconte la lente gestation de Nosferatu/Dracula, sa plasticité et son évolution à travers le temps - des rumeurs populaires au cycle de la Hammer Film Productions. Il en dégage quelques motifs récurrents, mais aussi des sens cachés.
Après avoir décortiqué la pin-up à l'époque du pré-code Hays dans un ouvrage foisonnant, Mélanie Boissonneau revient pour Le Mag du Ciné sur ses différentes représentations, son apport au genre horrifique ou encore son avenir... Comme à son accoutumée, l'universitaire déconstruit les clichés pour mieux extirper le sens profond de ces figures féminines pas tout à fait comme les autres.
Dans « Batman », Dick Tomasovic ne fait rien d'autre que scruter derrière le costume du super-héros. Qu'est-ce qui l'oppose à Spiderman et le rapproche de Sherlock Holmes ? En quoi est-il clownesque, ténébreux ou workaholic ? Quelle est la juste mesure de sa plasticité ? L'ouvrage est fluide, dense et passionnant ; les réflexions qu'il porte en son sein sont exemplifiées à travers toute une série d’œuvres mettant en scène le Chevalier noir.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.