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Le Principe de Wellington : l’aveu en énigme

Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

« Géographie du rap » : musique périphérique

Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Atlas des années 1960 » : les sixties expliquées et illustrées

Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.

Essais d’actualité, quelques idées-forces (I) : Katrine Marçal, François Ruffin, Marie Bergström, Julia Cagé

Comment les riches manipulent-ils les financements de la vie politique pour faire valoir leurs intérêts ? Dans quelle mesure l'économie a-t-elle négligé les femmes ? Emmanuel Macron connaît-il vraiment la France profonde ? Comment le numérique a-t-il pesé sur les relations de couple ? C'est à travers les essais de Katrine Marçal, François Ruffin, Marie Bergström et Julia Cagé que nous évoquons toutes ces questions.

Questions de cinéma, de Nicolas Saada: le 7ème Art prend la parole

A travers la parole des autres, Nicolas Saada esquisse une conception du cinéma qui lui est propre : un art intrinsèquement lié à ses conditions techniques, où l’intention artistique se mesure à sa capacité à survivre à un processus de production tortueux, où les dogmes se doivent de rester sur le pas de la porte de sa fabrication.

« Une chance pour l’Europe » : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

L'Europe va mal : Brexit, illibéralisme, Allemagne hégémonique, Trump, Poutine... Guillaume Duval prend pourtant le parfait contrepied de l'opinion dominante en arguant que ces crises pourraient servir d'incubateur à une relance de l'Union. Et si ces épreuves la rendaient demain plus sociale, intégrée et démocratique ?

« Bad Blood » : vent de scandale sur l’industrie biomédicale

Dans "Bad Blood", John Carreyrou raconte une personne, Elizabeth Holmes, et une entreprise siliconiste, Theranos. Les deux ont quelque chose de profondément fallacieux et toxique. Des centaines de collaborateurs et des dizaines de milliers de patients vont en faire les frais...

« La Ferme des animaux » : à fleur de groin

Qu'est-ce qu'évoque George Orwell à travers son conte mettant en scène des animaux ? L'avènement d'une dictature. Sa ferme n'est autre que le théâtre d'une prise de pouvoir allant crescendo, annihilant les volontés inadéquates et mettant en exergue le pouvoir de manipulation de certains régimes politiques (ici le communisme). C'est dense et passionnant.

« 1984 » : la sève du totalitarisme

Dans "1984", George Orwell envoie le lecteur au coeur d'un régime totalitaire déshumanisant, reformatant touche par touche le langage et l'Histoire, toujours dans l'objectif de renforcer son emprise sur les hommes. Sa dystopie est glaçante, charpentée avec maestria et panoptique.

La science fait son cinéma, de Roland Lehoucq : un essai de science friction

Revenir sur certaines scènes cultes des films de SF en les interrogeant sous un angle scrupuleusement scientifique, c'est la proposition de Roland Lehoucq et Jean-Sébastien Steyer dans cet essai aussi récréatif qu'instructif.

« Darkness 5 » : homosexualité au cinéma, un silence parfois assourdissant

Après la violence, le sexe, la religion ou la politique, la collection "Darkness" de Lett Motif s'enrichit d'un nouvel ouvrage dédié à la censure au cinéma. Ce dernier porte sur l'homosexualité, nous transporte du pré-code aux sitcoms américaines tout en passant par Carné, Cocteau, Téchiné ou Pasolini. Indispensable pour qui s'intéresse à ces questions.

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Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.