"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
"Network, main basse sur la télévision" revoit le jour chez Carlotta Films en DVD/Blu-ray - et dans un superbe coffret ultra collector. En plus de redécouvrir la satire du monde télévisuel de Sidney Lumet, le spectateur pourra se pencher sur la carrière du cinéaste dans un documentaire de près de deux heures, ou parcourir l'ouvrage de Dave Itzkoff retraçant la genèse du film.
New York New York, nous chantait avec passion Frank Sinatra. Mais derrière les fenêtres des grands buildings, et au plus bas de la ville de lumière, au-delà du fantasme, la réalité bat son plein... À l'occasion de sa sortie Blu-ray française chez Elephant Films, retour sur 'Madigan' (en français : 'Police sur la ville') et ses chroniques policières new-yorkaises captées par le mésestimé Don Siegel.
Les années 50 sont celles des grands péplums au budget bien souvent conséquent, mémorables pour leurs ambitions visuelles plus que pour leur originalité ou leur rythme ayant parfois vieilli. Salomon et la reine de Saba est l'un d'entre eux, ressorti le 2 avril en DVD/Blu-Ray chez Sidonis Calysta, pour le plus grand plaisir des yeux.
L'Escadron noir de Raoul Walsh a tout du western malaimé : ouvrant la voie au futur succès que sera L'Homme qui tua Liberty Valance, ce film de 1940 semble trop précoce dans les thématiques qu'il développe, frappé d'un réalisme accablant malgré une véracité historique à nuancer. Un petit qui a tout d'un grand, porté par un John Wayne en plein essor.
Des plans larges, des décors naturels, une histoire filiale contrariée, une réflexion sur la justice expéditive, les canons du western : "A l'ombre des potences" est un film bien plus riche qu'il n'y paraît, qu'on peut aujourd'hui redécouvrir en DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta.
Alexandre le Grand, réalisé par Robert Rossen, se démarque des productions habituelles de péplum par son caractère intellectuel et le portrait psychologique de son personnage principal. Un film rare, qui sort enfin en DVD et Blu Ray chez Sidonis Calysta.
"The Intruder" est tout à la fois : un brûlot antiraciste parmi les plus remarquables de l'histoire du cinéma, un coup de maître de Roger Corman, le fruit d'un tournage cauchemardesque, une dissection minutieuse de la propagande politique et des effets de groupe... C'est Carlotta Films, par la voie d'une édition DVD/Blu-ray techniquement au point, qui nous propose de nous y (re)plonger. Pourquoi résister ?
Depuis le 20 mars dernier, le coffret "Ingmar Bergman : mode d'emploi" est sorti chez Carlotta. Au menu, 6h de documentaires, un court-métrage d'animation, et un livre "abécédaire" pour apprendre à mieux connaître ce cinéaste de légende.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.