"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
"Le Testament du docteur Mabuse" paraît en combo DVD/Blu-ray. Dans son dernier film allemand, Fritz Lang exploite à nouveau la bande-son et l'image expressionniste pour porter une charge virulente à l'encontre du nazisme, confondu avec un réseau tentaculaire de malfrats à la solde d'un aliéné aux pouvoirs quasi mystiques.
Depuis quelques semaines, l'éditeur Sidonis Calysta célèbre Ray Harryhausen, génie créatif des effets spéciaux, de l'animation et des créatures au cinéma. Après une sortie vidéo plus que bancale consacrée à L'Île mystèrieuse (1961), retour sur le coffret Blu-ray, DVD et livre dédié à Jason et les argonautes : l'occasion de revenir sur le "devoir de célébration" par les critiques et cinéphiles, ou le mal du compliment à tout va selon la mode du moment. Cela, pour mieux rendre hommage au film de 1963, plus un excellent film de dieux et monstres qu'un grand récit d'aventure humaine, au come-back video remarquable.
"M le Maudit" sort en combo DVD/Blu-ray. Fritz Lang y expérimente le son avec une prescience remarquable, interroge la société allemande, sonde la justice expéditive et distille des symboles visuels aussi géniaux qu'inépuisables. Un chef-d’œuvre incontournable, agrémenté d'un livret explicatif de seize pages et d'un documentaire de quarante-deux minutes sur le contexte, le message et la technique du film.
"Hard Sun" paraît en édition DVD/Blu-ray. Neil Cross façonne un Londres pré-apocalyptique, forme une équipe d'enquêteurs dépareillés, tisse un écheveau d'intrigues politiques, policières et familiales, mais peine à donner le souffle nécessaire à la maturation de cet ensemble ambitieux.
Depuis quelques semaines déjà, Ray Harryhausen est célébré en vidéo chez Sidonis Calysta. Plusieurs des grands titres sur lesquels le génie créatif des effets spéciaux, de l'animation et créatures a oeuvré font leur retour en haute définition. Focus ici sur L'Île mystérieuse, film d'aventure solide à l'efficacité toujours aussi vive plus de cinquante années après sa sortie, hélas supporté par une édition combo Blu-ray + DVD plus que bancale.
C'est l'un des films favoris de Peter Bogdanovich. "Jack le Magnifique" n'a sans doute pas l'aura de "La Dernière séance" ni le degré de sophistication de "Paper Moon", mais il n'en demeure pas moins un film de grande qualité, audacieux, élégant et porté par un personnage principal remarquablement écrit. Au programme : un Singapour devenu une excroissance du pouvoir américain, un proxénète angélisé, une rivalité entre maisons closes et des dialogues parfaitement troussés.
"La Dernière séance" paraît en Blu-ray. C'est l'occasion de redécouvrir le film le plus pessimiste du Nouvel Hollywood, mais aussi quelques bonus généreux, dont un documentaire évoquant la genèse et la postérité du film. Bienvenue au Texas, dans une bourgade un peu lasse, où tout semble sous-dimensionné et dénué de charme...
Après une première fournée en juillet 2018, ESC nous propose quatre nouveaux films de Jean-Pierre Mocky en DVD, ce qui ne peut que ravir les fans. Au programme : L'Ibis Rouge, avec Serrault, Galabru et Michel Simon ; Les Vierges ; Le Piège à cons, et une petite perle, Les Dragueurs, premier long métrage de Mocky.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.