"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
La Dernière Fanfare de John Ford est ressorti en DVD/Blu-Ray le 20 octobre dernier, grâce à Sidonis Calysta qui nous propose une superbe édition. Un film à redécouvrir pour son immersion passionnante dans la sphère politique, son ambivalence de ton et la complexité de ses personnages, à l’image d’un Spencer Tracy tenant là un de ses plus grands rôles.
Emmanuelle Devos et Grégory Montel suffisent à porter ce film intimiste qui invite à découvrir un sens trop négligé, au travers d'un métier fantasmé. Guillaume, chauffeur privé, fait la connaissance de sa nouvelle cliente, Anne, qu'il doit accompagner en France au gré de ses déplacements professionnels. Il ignore tout de son métier qui semble consister à sentir, noter et reproduire des odeurs.
Les trois films qui constituent la Trilogie de Koker (Où est la maison de mon ami ?, Et la vie continue et Au Travers des oliviers) marquent une date essentielle non seulement dans le cinéma d'Abbas Kiarostami, mais dans le cinéma contemporain en général. Aussi travaillées esthétiquement que profondes dans leur réflexion sur la mise en scène de la réalité, les trois oeuvres sont un des sommets de la filmographie d'un des grands cinéastes des dernières décennies.
Les trois films composant l’officieuse « trilogie de la vie » de Pasolini, à savoir Le Décaméron, Les Contes de Canterbury et Les Mille et Unes Nuits, s’offrent une remasterisation bien méritée grâce à Carlotta Films. De quoi revoir d’un œil neuf ce triptyque subversif et déroutant. Coffret disponible depuis le 12 octobre.
India Song a été, au moment de sa sortie, et reste encore de nos jours, une œuvre déroutante et clivante. Comme souvent avec l'œuvre de Marguerite Duras, que ce soit en littérature ou en cinéma, certains crient au génie alors que d'autres conspuent. Le meilleur moyen de s'en faire une idée est donc de le voir soi-même, et justement le film sort en DVD chez Tamasa.
Bridget Gregory est assurément la moins scrupuleuse des femmes fatales que le cinéma a pu inventer. Une garce au verbe cru qui n'entend pas se laisser dicter sa conduite par quelque homme que ce soit. Son mari, à la main un peu trop leste, ou un jeune coq en bois b(rut) l'apprendront à leur dépens. Un film noir, très noir, à découvrir.
Des enfants perdus échoués dans les ruines du village olympique d'Athènes. Le premier long métrage de la cinéaste grecque Sofia Exarchou dresse un constat sombre de l'état de son pays de nos jours. Un film sensible et empathique qui sort en DVD chez Tamasa
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.