"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Vous aimez les thrillers au long cours, les paysages surprenants et la musique country ? Laissez-vous tenter par la série australienne Mystery Road et son emblématique détective, Jay Swan. Dépaysement garanti.
Pour son premier long métrage, distribué par Arcadès, Mehdi Barsaoui nous emmène au cœur de sa Tunisie natale. Il fixe son intrigue, stratifiée, en 2011, en pleines révolutions arabes, au moment même où le général Kadhafi vit ses derniers instants au sommet de l'État libyen.
Budget serré, casting inégal, récit peu compréhensible, le film ne laisse pas un souvenir impérissable. Néanmoins, Giorgio Ferroni connaît les ingrédients essentiels à la recette. Sens du rythme, héros charismatique, mélange d’humour et de cynisme, fusillades bien troussées et paysages magnifiques : l’aficionado de western-spaghettis savourera le film à sa juste valeur.
Tiré d'une histoire vraie, Docteur Patch raconte l'histoire romancée de Patch Adams, dépressif reconverti en étudiant en médecine et fervent défenseur d'une approche plus humaine et moins distanciée de la relation patient-docteur, qui devra se battre pour qu'on l'autorise à mettre en pratique sa vision.
Considéré initialement comme une simple commande propagandiste, visant à glorifier le régime de Fidel Castro, Soy Cuba s’est transformé sous la caméra de Mikhaïl Kalatozov en objet filmique vertigineux et sidérant de bout en bout. Un chef-d'œuvre !
Rimini Éditions et Arcades proposent La Vengeance d'un acteur en combo DVD/blu-ray et version remastérisée 4K. Le très prolifique Kon Ichikawa y rend hommage au comédien japonais Kazuo Hasegawa, dont c'est le 300ème film.
A mille lieues de la poussière et des machines infernales de Mad Max, George Miller, pour sa seconde production américaine, livre un drame médical qui évite farouchement d’épouser les codes du mélodrame attendu. Un peu trop ? Découverte d’un film quelque peu inclassable.
Ju Dou rappelle aux spectateurs qu’au début de sa carrière, le cinéaste ne s’intéressait aucunement à des héros invincibles ou surpuissants. La splendeur esthétique de l’image et la beauté pure de Gong Li soulignent d’autant plus cruellement le microcosme vicieux et cruel dans lequel le récit se déroule. Il n’est pas étonnant que le gouvernement chinois n’ait guère apprécié, à l’époque, ce portrait d’une Chine rurale peu en phase avec les idéaux du « paradis socialiste » …
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.