Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Papicha sort demain au cinéma et Le Mag du ciné a rencontré sa réalisatrice Mounia Meddour accompagnée de ses deux actrices principales Lyna Khoudri et Shirine Boutella pour parler de l'Algérie, de l'émancipation par l'art et des personnages très riches que comporte ce film. Rencontre passionnante avec trois femmes fortes.
Camille Royer, autrice du très beau et très onirique Mon premier rêve en japonais, a accepté de répondre à nos questions dans une interview où elle se confie sur son enfance, la porte des rêves et de l'imaginaire.
"Il n'y avait pas le temps de faire de la psychologie ou d'intellectualiser quoique ce soit. Il fallait juste y aller, se jeter de la falaise, suivre Hafsia sans se poser de questions." Rencontre avec les acteurs Anthony Bajon, Jérémie Laheurte, Djanis Bouzyani pour la sortie en salles de Tu mérites un amour.
Aujourd'hui en salles, le premier long métrage d'Hafsia Herzi, Tu mérites un amour. On l'a rencontrée pour discuter de son trio d'acteurs et de la manière dont elle arrivait à jongler parfaitement entre son rôle de réalisatrice et d'actrice.
Si ce feu sacré qu'est Portrait de la Jeune Fille en feu est avant tout une histoire de regards, c'est aussi celle de l'écoute éperdue. De fait, rencontrer ses deux actrices incandescentes, Noémie Merlant et Adèle Haenel, c'est aussi savoir mêler les deux. S'engouffrer dans leurs regards étincelants tout en s'abreuvant de chacun de leurs mots passionnants et passionnés...
Rencontre avec Céline Sciamma pour la sortie de son quatrième film Portrait de la jeune fille en feu : "Le film est vraiment conçu aussi pour combler des images manquantes, des sensations manquantes qui sont nôtres." En salles le 18 septembre.
"On ne peut pas vouloir plaire au public sans essayer en retour de lui donner quelque chose, c’est-à-dire faire des films qui puissent correspondre à une idée personnelle de cinéma. Il s'agit d'une question presque morale. "
C'est l'un des polémistes les plus célèbres de Belgique. C'est aussi un phénomène Twitter et un néo-romancier couvert de prix. Marcel Sel a répondu aux questions de Jonathan Fanara. C'est long et passionnant : son travail de recherche sur Bart De Wever, l'influence du cinéma sur "Rosa", son premier roman, son travail dans les écoles belges, son activité sur les réseaux sociaux, ses projets à venir...
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.