Interviews

Evil Dead Burn : Rencontre avec Sébastien Vaniček et Florent Bernard

Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.

Entretien avec Victoria Verseau sur « Trans Memoria »

Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.

Rencontre avec Tudor Giurgiu pour « Libertate »

Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.

Interview : Les femmes s’animent et s’emparent d’Annecy 2019

Nous avons interviewé Corinne Kouper, présidente du collectif "Les Femmes s'animent", présent au festival d'Annecy 2019. Un entretien où il est question de stéréotypes, de propositions concrètes et de cinéma, bien entendu.

Cannes 2019 : Rencontre avec Jean Michel Blais, compositeur de Matthias et Maxime

Rencontre avec le compositeur du film Matthias et Maxime de Xavier Dolan (en compétition au 72ème Festival de Cannes) : Jean Michel Blais nous parle du beau métissage musical et social qu'est le huitième film du réalisateur québécois.

Mélanie Boissonneau : « Les pin-up sont un véritable objet filmique, d’un point de vue esthétique et narratif »

Après avoir décortiqué la pin-up à l'époque du pré-code Hays dans un ouvrage foisonnant, Mélanie Boissonneau revient pour Le Mag du Ciné sur ses différentes représentations, son apport au genre horrifique ou encore son avenir... Comme à son accoutumée, l'universitaire déconstruit les clichés pour mieux extirper le sens profond de ces figures féminines pas tout à fait comme les autres.

Les Météorites : Entretien avec Romain Laguna

Romain Laguna revient en détails sur son premier film, Les Météorites, ses influences, son rapport au monde et son appétit pour le cinéma de genre.

Hugo Kant : « L’esthétique musicale d’un film jouera forcément sur mon appréciation finale »

Hugo Kant fait partie des artistes les plus talentueux de la scène trip-hop française. Le Phocéen évoque les rapports entre sa musique et le cinéma, mais aussi le rôle des compositeurs de musiques de films, les biopics ou son usage de samples issus du cinéma.

« Chicken of the Dead » : le voleur et la volaille

« Chicken of the Dead » est un exercice graphique d'excellente facture : en dix minutes à peine, Julien David nous immerge dans l'envers cauchemardesque de l'industrie agroalimentaire. Dans le sillage de Bernard Lepique, patron sans scrupules, on découvre tour à tour un maire complaisant, des consommateurs ahuris et un capitalisme générateur de chaos - mais certainement pas d'états d'âme.

Interview : Gringe, l’enfant lune passé sous scanner

A la fois rappeur et acteur, Gringe continue de jongler entre deux arts. Solitaire et mélancolique, l’ancien compère d’Orelsan semble avoir remis en ordre les pièces détachées. Rencontre avec l’artiste dans son paradis noir, là où semblent se croiser ses démons, ses envies de cinéma et sa rage musicale.

Interview des cinéastes Hélène Cattet & Bruno Forzani : FEFFS 2017

Lors de leur venue au FEFFS pour la présentation de Laissez bronzer les cadavres en première française, nous avons pu rencontrer le duo Hélène Cattet/Bruno Forzani. L'occasion de parler avec eux de leur rapport bis au cinéma italien, ainsi que de leur façon de travailler.

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.

Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.