Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Le Festival du cinéma américain de Deauville nous a fait découvrir de bons films lors du premier weekend. Retour sur le début de la compétition avec Minari, The Assistant et Uncle Frank, trois drames traitant respectivement du rêve américain, du harcèlement des femmes au travail et de l'acceptation de l'homosexualité.
En plus de la très bonne surprise que fut The Nightingale de Jennifer Kent ou du SM Dogs Don’t Wear Pants, la rédaction du Magduciné vous fait un petit récapitulatif (non exhaustif) d’autres films qui marqué l’édition 2020 du Festival des Hallucinations Collectives : The Lodge, The Wave et même Color Out of Space.
En ce début septembre, le Festival Hallucinations Collectives nous a offert une bien belle séance choc avec le « rape and revenge » The Nightingale de Jennifer Kent, réalisatrice de Mister Babadook.
L’ennemi ne dessine pas une trajectoire linéaire, mais calligraphie un cycle en train de se répéter. Meurtrier ou non, Louis Durieux est avant tout un homme pris dans la toile d’Araignée de son fil d’Ariane, et perdu dans le labyrinthe de sa fatalité.Stephan Streker fait partie de ces réalisateurs qui emmènent le spectateur dans les abysses.
Le Champs-Elysées film festival est un festival du cinéma indépendant américain et français. S'il est difficile de savoir ce que l'on met derrière le mot "indépendant", le défi est de présenter des films aussi inattendus que variés. On peut ainsi suivre les tribulations de deux potes partis en vacances dans le sud, une famille noire américaine filmée pendant vingt ans ou encore la petite vie d'un kiosque du 16e arrondissement de Paris. On peut même croiser Johnny Hallyday. Cette année le festival se déroule entièrement en ligne et l'accès est gratuit. Plongée au cœur de quelques films de la compétition officielle.
Cannes 2020 n’a pas encore commencé, que le festival démarre déjà sur les chapeaux de roues. L’annonce fut faite ce matin et donc, Spike Lee sera le président du Jury du 73ème Festival de Cannes.
Entre avant-premières et découvertes européennes, les spectateurs de l'Arras Film Festival eurent l'occasion de (re)découvrir quelques monuments de l'effroi cinématographique avec sa rétrospective consacrée à la "peur dans les sixties". Psychose, Le Voyeur, Les Yeux sans visages, soit le vol du corps au programme.
L'Arras Film Festival 2019 offrit à ses spectateurs l'occasion de découvrir en avant-première française Jojo Rabbit, le nouveau film de Taika Waititi (Vampires en toute intimité, Thor : Ragnarok). Au programme : un récit sur la victoire de l'enfance sur le fanatisme nazi, entre hilarité, gravité et maladresses.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.