Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
WOODSTOCK. Plus qu’un festival, un mouvement qui a marqué des générations entières de jeunes dans les années 60 et 90. Une première édition qui a tellement transporté les foules qu’elle a voulu retenter sa chance une deuxième fois en 1999 : mais à quel prix ? Décryptage d’un festival raté, sauvagement bien raconté.
Master of None rappelle à qui mieux mieux que les sitcoms peuvent être comiques et politiques. La troisième et dernière saison propose, en effet, des personnages lesbiens éloignés des stéréotypes d'usage. À la clé: une série de qualité qui propose une réflexion de fond (sans jamais laisser de côté la forme).
Transparent est une série passionnante et touchante sur une famille hybride. Jill Soloway y aborde le transgenre à travers une figure paternelle en pleine transition. La série ne se contente pas de mettre au centre de son scénario un personnage transgenre, mais elle tente de combattre, non sans humour, un grand nombre de préjugés. Les personnages y sont aussi adorables que détestables (parce que névrosés, autocentrés) et l'individu tente coûte que coûte d'exister au sein de l'entité qu'est la famille, aussi écrasante soit-elle. Retour sur les cinq saisons pour notre cycle sur les séries LGBT.
Après une très longue pause, Stranger Things nous est revenu pour sa quatrième saison. Après une saison 3 certes haute en couleurs mais aussi en manque de crédibilité, et une impression générale de baisse (modérée) de qualité depuis la saison 1, la quatrième saison est décisive. Alors, que vaut-elle ?
Revenons ensemble sur les personnages de la communauté LGBT+ qui nous inspirent par leur force de caractère et leurs actions. Les 5 séries choisies ci-dessous l'ont été pour leur choix d'avoir inclus au moins un protagoniste LBGT+, dans un rôle principal positif, inspirant et sans que l'orientation sexuelle de l'individu ne soit qu'un détail mais un élément essentiel de son mode de vie.
Malgré la durée de l’épisode (4 minutes 30 secondes), nous avons un ensemble de points vitaux énoncés : l’aide de la personne transgenre à la parole, la bienveillance durant le coming-out, l’utilisation des bons pronoms. Cela peut paraître si simple, voire simpliste, mais cet épisode ne fait que montrer que le dialogue et la communication (encore une fois) sont les clés.
Derrière le lambris tout brillant de Netflix qui n'a pas lésiné sur les moyens tant humains (Kevin Spacey, Robin Wright ou encore David Fincher aux manettes) que techniques, House of Cards se révèle être une plongée dans les arcanes de la politique américaine à travers le regard d'un homme dévoré par son ambition. Une série de renom, qui, même si elle pêche par endroits, demeure l'une des meilleures productions du studio de Ted Sarandos.
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.