Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Onze ans après le film de Brad Furman, l’avocat Michael Haller revient pour La Défense Lincoln, une série d’une dizaine d’épisodes d’une histoire à procès passionnante malgré quelques défauts et facilités.
Depuis 2016, « The Crown » fait les beaux jours de Netflix avec son récit de la vie des têtes couronnées d'Angleterre. Derrière leurs petites et grandes histoires, le créateur de la série Peter Morgan orchestre un conflit entre l'intangible royauté et une société changeante.
Borgen, une femme au pouvoir est une série danoise diffusée sur Arte entre 2010 et 2013. La série se verra prolongée par une saison 4 sur Netflix en juin prochain. Borgen s'infiltre dans les coulisses de la politique pour raconter l'accession au pouvoir d'une femme, et ce qu'il faut de sacrifices pour y rester. La série raconte surtout le rapport aux mots des politiques, à la communication et liens avec la presse. Passionnant.
En cinq épisodes seulement, la mini-série Chernobyl a marqué d’une trace indélébile la conscience des spectateurs, enchaînant les scènes insoutenables d’une reconstitution soignée. Outre son caractère de film catastrophe, Chernobyl est également une série politique importante sur les dernières années de l’URSS.
Après une première saison vraiment anxiogène, et une deuxième saison plus inégale et en demi-teinte, Servant revient pour une troisième saison qui renoue avec l’ambiguïté et les questionnements angoissants de ses débuts, avec quatre interprètes stupéfiants.
Nouvelle série d'Apple TV+, « Severance » est une œuvre d'anticipation héritière de « Black Mirror ». Elle repose sur un concept technologique qui dissocie la conscience en deux : travail d'un côté, vie privée de l'autre. Rêve ou cauchemar ?
De nombreuses séries s'inspirent de faits réels : voici quelques un des personnages fictifs inspirés de personnalités historiques préférées des membres de la rédaction du MagduCiné.
Infiniti nous plonge au cœur du Kazakhstan et ses immenses espaces quasi désertiques, irradiés parfois, où survivent des populations écrasées par la Russie. Dans cet envoûtant polar aux allures mystiques, le ciel n'est jamais loin puisque c'est depuis une station spatiale que le centre névralgique de l'action se noue et se dénoue. Une mini-série époustouflante, tendue et admirablement mise en scène, peuplée de fantômes et d'astronautes. A découvrir sur Canal Plus tous les lundis à partir du 4 avril à 21h10 ou directement sur My Canal. Six épisodes sont à découvrir et à savourer.
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.