Les personnages LGBT+ forts et inspirants

Nous venons de passer le mois des fiertés, et à cette occasion, nous organisons un cycle sur les séries LGBT+. Revenons ensemble sur les personnages de cette communauté qui nous inspirent par leur force de caractère et leurs actions. Les 5 séries choisies ci-dessous l’ont été pour leur choix d’avoir inclus au moins un protagoniste LBGT, dans un rôle principal positif, inspirant et sans que l’orientation sexuelle de l’individu ne soit qu’un détail mais un élément essentiel de son mode de vie et dont le traitement est une indication sur la force de sa personnalité (personnage fier, qui revendique sa différence sans honte).

  • Pose :

La série Pose nous permet de découvrir l’univers des transexuels et drag queens du New York des années 80. En suivant une famille reconstituée composée de jeunes gays et femmes transsexuelles, nous découvrons leur vie semée d’embûches. Victimes d’homophobie et de transphobies, mais aussi de racisme, ces personnes sont souvent réduites à la prostitution ou au trafic de drogue.
Pourtant, Blanca, une femme transexuelle un peu plus âgée, décide d’accueillir dans son petit appartement quelques jeunes à peine majeurs et de les aider à trouver un meilleur travail et à s’accepter, mais aussi se faire accepter… Tout au long des trois saisons, on découvre une femme forte, impressionnante, qui ne perd jamais espoir malgré un parcours jalonné de difficultés, de mépris, d’escroqueries et d’agressions… Sans même évoquer l’apparition du VIH, alors encore inconnu, qui décime cette communauté, dans l’indifférence des autorités qui jugent cette maladie comme un virus ne s’en prenant qu’aux homosexuels et aux prostituées.
Blanca est un modèle, comme d’autres personnages de la série qui prendront exemple sur elle, notamment ses amis et sa famille : Elektra, Pray Tell, Angel, etc. Blanca est interprétée par l’actrice transexuelle MJ Rodriguez.

 

  • Vikings :

Qui ne se souvient pas de Lagertha, la fière guerrière et conquérante de la série Vikings ? Parfaitement jouée par Katheryn Winnick, Lagertha est une cheffe de guerre, épouse de Ragnar Lothbrok, qui part à la conquête de l’Angleterre. Plus qu’une compagne, Lagertha joue un rôle décisif dans l’histoire des Vikings de Kattegat, en Norvège. Alors que son mari prend une seconde épouse, Lagertha refuse de se laisser insulter et le quitte pour régner sur son propre domaine, aux côtés d’une nouvelle compagne, Astrid.
Sa bisexualité n’est jamais vue comme une faiblesse, elle n’est même pas remise en question ou particulièrement remarquée, les vikings faisant preuve d’une grande tolérance sexuelle.

  • Glee :

Entre Blaine et Santana, la guerre du personnage gay le plus fort de la série Glee est déclarée ! Le premier (Darren Criss) est un jeune homme sûr de lui, créatif et talentueux qui ne laisserait personne lui faire honte pour sa sexualité. La seconde (la regrettée Naya Rivera) est une adolescente déterminée, caractérielle et toujours prête à se défendre ou à défendre ses amis – dont Blaine. L’un comme l’autre, tout au long des 6 saisons de Glee, sont dépeints comme des protagonistes sûrs d’eux et de leurs droits, des modèles à suivre pour toute une génération d’adolescents complexés – membres de la communauté LGBT+ ou pas. D’autres personnages gays ou trans sont aussi inspirants dans la série, comme Unique, le coach Sheldon Beiste, mais aussi Kurt et Brittany, qui sont respectivement les compagnons de Blaine et Santana.

  • The Bold Type – De celles qui osent :

Directrice Social Media de Scarlet, un grand magazine féminin, Kat Edison (Aisha Dee) part interviewer Adeena, une photographe iranienne, pour les réseaux sociaux de Scarlet. Dès la rencontre, le courant passe avec l’artiste féministe et lesbienne, troublant Kat, qui se croit encore hétéro.
Le spectateur suivra, tout au long des 5 saisons, Kat découvrir et accepter sa sexualité sans que cela ne pose des problèmes à sa vie menée tambour battant. Kat est en effet « de celles qui osent » et n’a jamais honte de son caractère fort et de sa personnalité très extravagante et sûre d’elle. Non seulement Kat est forte pour elle-même, mais elle l’est aussi pour les autres, essayant d’utiliser son influence et sa voix pour venir en aide à d’autres personnes gays ou non blanches – Kat est métisse – dans le besoin.

  • Sense8 :

Créée par les réalisatrices transexuelles Lana et Lilly Wachowski, Sense8 est peut-être la série où les personnages LGBT+ forts ne manquent pas… Puisqu’ils doivent notamment lutter pour leur survie – leur vie n’est pas mise en péril à cause de leur orientation sexuelle mais parce qu’ils disposent de capacités cognitives surnaturelles. Qu’il s’agisse de Nomi, femme transexuelle que sa famille continue à considérer comme un homme, et qui vit à présent en couple lesbien avec Amanita ; ou de Lito, acteur mexicain et stéréotype de l’homme fort dans des films d’actions, qui aime en cachette Hernando, en ajoutant à cette liste leur entourage, en apparence hétérosexuelle, mais qui découvre le sexe LGBT de manière ponctuelle, sous la forme de plans à plusieurs, Sense8 est une série clairement progressiste, qui nous montre avec fierté que les personnes gays, bi, trans, etc., sont inspirantes et qu’il ne sert à rien de les stigmatiser pour leur différence.

Si vous ne connaissez pas encore ces séries, découvrez-les avec leur intrigue variée, dans différents lieux, genres et époques. 

 

Festival

Cannes 2026 : Fatherland, l’exil sans fin

Dans Fatherland, présenté à Cannes 2026, Pawel Pawlikowski filme Thomas Mann de retour dans une Allemagne déchirée, entre tensions géopolitiques et blessures intimes jamais refermées.

Cannes 2026 : Blaise, ni sage ni sauvage

Comédie d'animation corrosive et désenchantée, "Blaise" plonge dans le quotidien d'une famille parisienne coincée entre ses contradictions de classe et ses petits arrangements avec la réalité. Un portrait de famille autant qu'un miroir tendu à une époque experte dans l'art d'esquiver les crises, qui s’accumulent jusqu’à un point de non-retour.

Cannes 2026 : rencontre avec Rafiki Fariala pour « Congo Boy »

À Cannes 2026, Rafiki Fariala évoque la naissance de "Congo Boy", un film nourri par son histoire personnelle, où la musique devient mémoire, souffle et résistance.

Cannes 2026 : Congo Boy, la musique comme ligne de vie

On entre dans "Congo Boy" comme on entre dans un souvenir, d’abord par la musique, avant les mots et les images. Celui d'un jeune homme de 17 ans, Robert, réfugié congolais vivant à Bangui, capitale de la République centrafricaine, dont les parents ont été emprisonnés pour avoir tenté de fuir avec de faux papiers. Livré à lui-même avec ses frères et sœurs cadets, il laisse pourtant toujours la porte ouverte à sa vocation : la musique. Et c'est précisément là que réside la force émotionnelle de ce premier long-métrage de fiction de Rafiki Fariala, présenté à Un Certain Regard 2026.

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Sarah Anthony
Sarah Anthonyhttps://www.lemagducine.fr
Ecrivain et artiste, Sarah Anthony est copywriter freelance et a écrit au Mag de 2020 à fin 2023, elle y a notamment été responsable de deux rubriques : Arts & Culture (qu'elle a créée) et Séries. Son premier roman, La Saison sauvage, est disponible aux Editions Unicité depuis le 6 décembre 2022. Au sein de la rubrique Arts & Culture, Sarah a créé en janvier 2021 une chronique illustrée : l'Abécédaire artistique, qui a comptabilisé jusqu'à 20 000 lecteurs certains mois. En octobre 2023, l'Abécédaire artistique a été publié en livre et la chronique a pris fin en décembre de cette même année. Sarah Anthony se consacre désormais à l'écriture de son second roman. Plus d'infos : https://sarahanthonyfineart.com

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