Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Après deux premiers volets chaotiques, Thor revient sur nos écrans sous la direction de Taika Waititi. Le trublion néo-zélandais ressuscite la saga et lui donne son meilleur volet : le dieu du Tonnerre se révèle enfin dans 'Thor Ragnarok'.
Portrait un peu gigogne d’une France qui vacille et qui part « en guerre civile », Pour le réconfort de Vincent Macaigne esquinte ses idéaux pour tirer à boulets rouges sur tous ses personnages et dessiner une lutte des classes acerbe entre « aristocrates » et « bouseux ».
Une dispute autour d'un héritage, une ferme isolée au milieu des immenses champs de maïs du Nebraska, un fermier poussé au crime : voilà tout ce qui est nécessaire pour un bon thriller. Et pourtant...
Le réalisateur et comédien Kyan Khojandi a crevé l’écran sur Canal + avec la pastille humoristique Bref. Il vient de dévoiler récemment que l’intégralité du programme court est dorénavant accessible légalement sur Youtube. De quoi passer de belles soirées sous le signe de l’humour lors de ces vacances de la Toussaint.
Plus qu'un simple film policier dont l'enjeu serait de découvrir l'identité d'un criminel, Cruising - La Chasse, de William Friedkin, est une plongée dans les bas-fonds d'un New-York glauque et le portrait de policiers à la morale très ambiguë.
Sorti en 1977 alors que la folie Star Wars fait rage, le Convoi de la peur subit un échec retentissant au box-office. Alors que le film fête cette année ses 40 ans, son statut de chef d'oeuvre maudit rappelle à lui tout seul la singularité de son auteur, William Friedkin. Cinéaste fou et de tous les excès, Friedkin se sera livré corps et âme pour faire du Convoi de la peur une oeuvre avant-gardiste au réalisme frappant. Un monument de tension pour un voyage au bout de l'enfer.
Entre un sympathique premier opus et un troisième volet abominable, Del Toro offrait il y a 15 ans le joyau fun et décomplexé de la saga Blade. On re-croque dedans pour l'occasion !
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.