Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Le génial esthète Guillermo Del Toro revient dans l'univers d'Hellboy pour un second opus absolument remarquable. Entre une direction artistique minutieuse et une atmosphère féérique : Hellboy 2 à tout pour être l'un des meilleurs blockbusters de ces dix dernières années.
Alors qu'une adaptation Netflix du comics Hellboy de Mike Mignola se profile, retour sur le film monstrueux de Guillermo Del Toro. Une oeuvre de fan où le diable collectionne les chats et déguste du chocolat avant de tuer des monstres mythologiques.
Après avoir dynamité le genre du giallo, Hélène Cattet et Bruno Forzani s'attaquent cette fois-ci au western spaghetti et au poliziesco. Direction un village abandonné dans le sud de la France pour un règlement de comptes où les balles fusent de tous les côtés. L'occasion pour les deux esthètes de pousser encore plus loin leurs expérimentations et d'offrir un travail sonore et visuel des plus bluffants.
Avec "L'Assemblée", Mariana Otero propose un des regards les plus poussés sur le mouvement Nuit debout à Paris, loin des informations parcellaires livrées par les médias. Une plongée passionnante dans les joies et les doutes de la Place de la République, à retrouver au cinéma dès le 18 octobre 2017.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.