Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Le cinéma français ne cesse de se démarquer en montrant une image de la femme forte et indépendante. Le premier film de Léonor Serraille fait de Laetitia Dosch une héroïne peu ordinaire dans Jeune Femme.
À l'occasion de l'Arras Film Festival édition 2017, 'Borg / McEnroe' a été projeté en avant-première. Découverte d'un film retraçant comme il se doit le duel au sommet des deux tennismen, mais au récit inégal concernant l'exposition des rivaux.
SPOIL : Shia LaBeouf est brillant en John McEnroe.
Avec Hunger Games, Star Wars et Wonder Woman, les personnages forts féminins viennent enfin sur le devant de la scène. Pourtant, le cinéma grand public est loin d'être exemplaire sur la représentation des femmes.
Selon des bruits de couloirs plus ou moins insistants, les éternels interprètes de Calvin Candie (Django Unchained), Aldo Raine (Inglourious Basterds) & Jules Winfield (Pulp Fiction) pourraient se retrouver devant la caméra du réalisateur de Kill Bill pour un film dédié à l'un des plus célèbres tueurs en série d'Amérique : Charles Manson.
Certes, Michaël R. Roskam sait toujours aussi bien filmer l'action et sa tension, mais bute cette fois ci à élever son récit. Empêtré dans un polar romantique à l'eau de rose, Le Fidèle s'avère être un ersatz bâtard de Jacques Audiard.
Biberonné à l'oeuvre de Tarkovsky ou encore de Bresson, Yorgos Lanthimos construit sous nos yeux ébahis une oeuvre cohérente, exigeante, d'une beauté formelle indéniable et de laquelle sourdent le crime et le châtiment. Fascinant.
Après plus de sept ans d'attente, la célèbre saga horrifique Saw revient au cinéma, sous la coupe des frères Spierig. Fort de son renouvellement créatif et de son ambiance grinçante, Jigsaw devrait satisfaire les fans de la saga, tout en exaspérant les réfractaires à ce genre de production. Aimer ou détester, à vous de choisir !
Joshua Z. Weinstein montre d'emblée que, malgré son attachement personnel à une cause, il y aura toujours plus radical que soi pour mettre en doute nos convictions. Brooklyn Yiddish fait le portrait d'une communauté d'un quartier précis, son fonctionnement, ses rouages, au travers duquel il propose des questionnements qui traverseraient la ville entière.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.