#9 : Leonardo DiCaprio, Brad Pitt & Samuel L. Jackson dans le prochain Tarantino ?

Le nouveau film de Quentin Tarantino consacré au célèbre tueur en série Charles Manson pourrait une fois encore être doté d’un casting totalement fou, si l’on en croit les rumeurs venant de l’autre côté de l’Atlantique. 

Actuellement empêtré dans le scandale « Weinstein » sévissant à Hollywood (il a admis être au courant mais n’avoir rien fait pour l’empêcher), Quentin Tarantino n’en oublie heureusement pas de faire ce qu’il fait de mieux : des films. Après Les 8 Salopards, le réalisateur originaire du Tennessee a en effet décidé de s’emparer de l’histoire (sordide) du tueur en série Charles Manson, et du meurtre qui l’a rendu célèbre : celui de Sharon Tate, alors compagne de Roman Polanski. Pour le moment intitulé #9 (il s’agira de son neuvième film), on sait relativement peu de choses sur l’histoire (tout juste sait-on qu’elle prendrait place à la fin des années 1960 et qu’elle impliquerait les meurtres de Charles Manson. Pour autant, il ne s’agirait pas d´un biopic a proprement parler puisque selon le réalisateur, le film serait autant focalisé sur Charles Manson qu’Inglorious Basterds l’était sur Adolf Hitler. Cependant, on sait en revanche qui pourrait venir y faire une tête puisque selon Collider et Entertainment Weekly, ça ne sont pas moins que Leonardo DiCaprio (The Revenant, Le Loup de Wall Street, Django Unchained), Margot Robbie (Le Loup de Wall Street, Suicide Squad), Brad Pitt (Thelma et Louise, Inglourious Basterds) & Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, Les 8 Salopards) qui seraient envisagés par Tarantino. Une brochette de choix donc, d’autant plus qu’elle est composée à 3/4 d’habitués du cinéaste qui rappelons le n’est jamais aussi bon que quand il compose avec son équipe fétiche. Cependant, rien ne dit pas encore que ce quatuor de dingue donnera de sa personne sous le scope de l’américain, mais on peut d’ores et déjà affirmer que ça nous excite ici à la rédaction et ça ne fait qu’ajouter à l’impatience de voir Tarantino enfin s’enticher d’une histoire vraie dans un ton que l’on espère une fois de plus très sanguinolent et référentiel. D’ici là, on pourra se consoler en se repassant encore sa dernière cuvée, Les 8 Salopards. 

Bande Annonce Les 8 Salopards (The Hateful Eight en anglais), dernier film en date de l’americain  :

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

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Antoine Delassus
Antoine Delassushttps://www.lemagducine.fr/
J'ai une profonde admiration pour les sushis, James Bond, Leonardo DiCaprio, Apocalypse Now, Zodiac, les bons films et le ski. Pas forcément dans cet ordre. Et à ceux pouvant critiquer un certain amateurisme, je leur répondrais simplement que l'Arche de Noé a été fabriqué par des amateurs et le Titanic par des professionnels.

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