Envie de chaos libidinal pendant douze heures dans une Amérique sous couvre-feu sentimental ? Le nouveau Will Gluck (Easy A, Tout sauf toi) propose plutôt un téléfilm sagement filmé, où même Monica Barbaro et Callum Turner peinent à faire des étincelles.
"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.
Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Kore-eda Hirokazu délocalise son regard et son cinéma en France avec La Vérité, son quatorzième long-métrage. Un résultat décevant pour une œuvre amorphe très en dessous de l’œuvre globale de ce cinéaste de renom.
L'année 2019 va bientôt tirer sa révérence, et il est temps pour la rédaction du Magduciné de faire le tour de 15 personnalités marquantes de cette année cinématographique 2019. De Brad Pitt à Adèle Haenel, 2019 nous aura offert de nombreuses surprises.
Joyaux du film noir, Laura est le fruit d’un mariage réussi entre mystère et romance, audace artistique et justesse de l’interprétation. Un chef-d'oeuvre intemporel.
Donzelli est une fantasque parmi les fantasques, type de réalisateur assez rare, notamment en France, pour être revendiqué ici. On peut lui associer notamment une Sophie Fillières et ses films comme Arrête ou je continue. C'est d'ailleurs un peu le leitmotiv de Notre Dame, une sorte de pépite burlesque où chacun continue plus loin que l'autre tant qu'aucun n'a bien déterminé son périmètre identitaire. Retour sur ce film sorti en salles le 18 décembre 2019.
La papauté attire les cinéastes ces dernières années. Après Nanni Moretti, Paolo Sorrentino ou Wim Wenders, c'est au tour de Fernando Meirelles, le réalisateur brésilien devenu célèbre avec La Cité de Dieu, d'entrer sous les ors du Vatican. Au programme : la confrontation entre deux papes (Benoît XVI et le futur pape François), deux visions du monde, mais aussi deux hommes avec leurs souffrances et leurs peurs.
La réalisatrice Nicole Salo, n'a pas froid aux yeux, et aborde, pour son premier long-métrage, Emma Peeters, un sujet très difficile et encore tabou : le suicide. Elle désamorce son choix explosif, en utilisant une arme imparable, l'humour. Monia Chokri, qui incarne Emma, nous livre une prestation remarquable, au niveau de son jeu d'actrice. Le film est plaisant mais n'est pas une réussite totale.
Souffrant des mauvais retours sur Les Derniers Jedi et d'une lassitude non dissimulée du public vis-à-vis de la licence Star Wars, le spin-off Solo, de par son échec commercial cuisant, est le film qui aura mis à mal les projets de Disney/Lucasfilm quant à l'exploitation de la mythique saga de George Lucas.
Avant de découvrir l'épisode 9 devant clôturer la saga Star Wars, retour sur un cinéma plus ancien, celui du Japonais Akira Kurosawa, ayant profondément marqué George Lucas et influencé son univers.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »