"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.
Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Je ne donnerai pas un centime pour l'une des ces vieilles biques". voici ce que répondit Jack Warner à Robert Aldrich quand ce dernier présenta son projet de film Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?, en citant les deux actrices : Bette Davis et Joan Crawford. La série Feud revient sur cette rivalité légendaire pour mieux questionner la place de la femme cinquantenaire dans le Hollywood des années 60.
Au delà du personnage incarné par Will Hunting, le film de Gus Van Sant nous émeut et retient notre attention pour faire l’éloge d’un autre protagoniste : celui de Sean Maguire. Un personnage qui révèle toutes les qualités d’écriture du long métrage mais qui nous permet surtout d’observer le personnage principal, Will Hunting, sous un regard nouveau.
Les seconds rôles au cinéma sont bien souvent minorés et apparaissent après coup comme la cerise sur le gâteau. Mais alors, que peut-on penser des seconds rôles non vertueux, comprendre ici malfaisants comme le sont par exemple, les méchants de la saga 007 ?
Il a été interprété, entre autres, par John Malkovich, Charles Vanel, Michel Bouquet ou Anthony Perkins. Inventé par Victor Hugo, l'inspecteur Javert est un de ces personnages secondaires qui font avancer l'action tout en permettant de mieux décrire le personnage principal (par contraste).
Avec Maya, sorti en 2018, Mia Hansen-Love partage de nouveau avec nous la destinée d'une jeune fille, mais sans en faire cette fois son héroïne principale. Sans être la "femme de l'ombre" de son héros, elle est un personnage à la fois indépendant et intimement lié au parcours de Gabriel. Un film solaire, malgré un sujet lourd de conséquences.
Dans ses trois premiers films, Mia Hansen-Løve avait filmé des jeunes filles qui grandissent, frêles et fortes à la fois. Elles étaient toujours baignées d’une douce lumière et entourées de la force du fleuve Loire. Avec Eden, la voilà qui opérait une franche rupture dans sa filmographie. Une page se tournait. Ont suivi des films plus propres à son premier mouvement : L’Avenir et Maya (2018) actuellement diffusé sur Canal+. L’occasion d’un portrait de la réalisatrice en douce mélancolique qui se tourne résolument vers l’avenir.
Les personnages secondaires sont, chez Hayao Miyazaki, des rôles primordiaux dont les archétypes sont récurrents. Des animaux de compagnie aux figures parentales en passant par les guides spirituels, tous ses films offrent un grand nombre de personnages mémorables.
Avec son 3ème film, Brooklyn Secret, Isabel Sandoval s’intéresse au parcours d’une Philippine qui tente de trouver sa place aux Etats-Unis et plus globalement dans le monde. À la quête de papier s’en suit une quête identitaire jamais revancharde et d’une très belle subtilité.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »