"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.
Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
Critique de Hier, aujourd'hui et demain (1963) : constitué de trois histoires indépendantes, ce film de Vittoria De Sica montre les villes de Naples, Milan et Rome, dans trois segments portés par Sophia Loren et Marcello Mastroianni, interprétant trois rôles en un seul film.
Le cinéma japonais s’étoffe d’un solide élément avec Kôji Fukada. Son Infirmière confirme un talent, et un goût pour des films ambigus, un peu mystérieux, qui laissent le spectateur avec des questions.
Lorsque l’on parle de cinéma, on pense presque toujours d’abord à l’image. Le septième art se découvrirait et se vivrait avant tout avec nos yeux. Pourtant, un autre de nos sens, souvent sous-estimé, occupe un rôle essentiel dans notre expérience des salles obscures : le son, le premier sens que nous percevons avant même notre naissance. C’est bien grâce au son que nous plongeons dans un univers cinématographique donné, et plus largement, que nous ressentons et frissonnons. Que serait en effet une scène d’action sans le sifflement des balles, le retentissements des explosions, les vibrations des vaisseaux ? A l’occasion de ce mois consacré aux techniciens du cinéma, LeMagduCiné revient sur le travail indispensable des ingénieurs du son dans la réalisation et l’appréhension d’un film.
Critique de The Perfect Candidate (sorti le 12 août 2020) : Maryam, médecin saoudien, décide de se présenter aux élections municipales de sa ville, mais la présence d'une femme candidate fait grincer des dents dans une société dominée par les hommes. Avec une mise en scène épurée et très efficace, la réalisatrice Haifaa Al-Mansour signe un film à voir.
Critique de The Crossing (sorti le 12 août 2020) : Peipei est une adolescente qui pour se faire de l'argent accepte de passer illégalement des téléphones de Shenzhen à Hong Kong. Le trafic est en apparence facile et sans conséquences, mais chaque passage supplémentaire la mènera vers une meilleure compréhension de son incursion dans la délinquance... et surtout vers un passage à l'âge adulte. Avec une réalisation très soigné, Bai Xue nous livre un film dépeignant les deux visages de la Chine.
L'un des principaux traits constitutifs de "The Big Bang Theory" n'est autre que la mise en scène de scientifiques geeks proches de la trentaine. Ces derniers se voient effeuillés tout au long de la série, par le truchement de portraits en actes, mais aussi en s'attardant sur leurs centres d'intérêt, loisirs, lieux de vie ou relations sociales, professionnelles, amoureuses et familiales. Dans le cadre de notre cycle sur les représentations dans les séries télévisées, nous avons choisi de revenir sur les geeks de Chuck Lorre et Bill Prady.
En se focalisant sur la trajectoire d’une famille américaine meurtrie par un cataclysme sans précédent, Greenland parvient à conjuguer avec habileté drame intimiste et grand spectacle propre au blockbuster. Si les deux heures de chaos sont inégales et les effets spéciaux de qualité aléatoire, Ric Roman Waugh, qui aborde la thématique si actuelle du confinement, s’intéresse ici à la psychologie des personnages en crise et maintient la tension constamment alimentée par l’urgence.
Douze ans après Le Mariage de Tuya, le réalisateur chinois Wang Quan’an retour en Mongolie pour La femme des steppes, le flic et l’œuf, un OVNI des steppes radical, esthétique… et quelque peu hermétique.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »