"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.
Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
Débutant en 1912, au naufrage du Titanic, l'action de la série Downton Abbey va se concentrer sur la description d'une famille noble et de ses serviteurs au début du XXème siècle, mettant en scène, à travers la confrontation entre les traditions et la modernité, l'inévitable ouverture de la noblesse. Les relations sociales constituent ainsi un thème majeur de la série.
La trajectoire du Sud-Coréen Hong SangSoo prend décidément un tour minimaliste avec cet Hotel by the River. Un métrage en noir et blanc hivernal, des dialogues parcimonieux, tout est délicatesse dans le film.
Par son atmosphère glaciale et malsaine de folie à peine contenue, Le Saut dans le Vide, le 8ème long métrage de Marco Bellocchio, fait inévitablement penser aux Poings dans les poches. Sauf qu'ici, nous sommes dans la bonne bourgeoisie italienne, avec un protagoniste juge qui vit une relation étrange et ambiguë avec sa soeur. Un film éprouvant pour lequel Michel Piccoli et Anouk Aimée ont reçu un prix d'interprétation à Cannes en 1980.
Avec les Garçons de Fengkuei, Hou Hsiao-hsien commence à creuser une veine proustienne qui sera récurrente tout au long de son œuvre. Il nous conte avec douceur son baptême de la maturité, le tout avec une nostalgie cocasse et mélancolique. Un grand cinéaste vient de naître.
Alors que la restauration de Crash de David Cronenberg a fait dernièrement le bonheur de certains d’entre nous avec sa parution dans nos salles de cinéma, Carlotta Films nous gratifie d’une autre ressortie 4K et non des moindres. Celle du merveilleux Les Fleurs de Shanghai de Hou Hsiao Hsien.
Le dédale de lianes et de fougères n’est ici qu’un prétexte pour juxtaposer une série de sketches lourdauds ou autres singeries outrancières générant l'ennui. Deneuve s'embourbe dans cette farce bavarde, qui, malgré la beauté sauvage des paysages réunionnais, sonne faux sur toute la ligne.
Prendre le temps d'observer, de se laisser impressionner et déborder pour ensuite pouvoir maîtriser. Plongée dans l'univers de la directrice de la photographie Claire Mathon, récompensée pour son travail sur Portrait de la jeune fille en feu aux derniers César.
Sommet dans l’oeuvre de Kiarostami, Et la vie continue exploite au maximum le motif de la voiture, à la fois espace de parole privilégié et cadre objectif sur le monde. Après le désastre national, le cinéaste prend l’initiative de filmer la réalité débordante qui s’offre à lui et propose une singulière épopée géographique, une traversée d’un territoire contrarié, où la vie, malgré tout, résiste à l’effondrement.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »