Cinéma

Lydia et le vaisseau des tempêtes : les constellations embrumées

"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

Macadam Cowboy : de l’american dream à la marginalité

Notre cycle de février parle des couples marginaux au cinéma. Si l'amitié prend ici le pas sur l'amour, Macadam Cowboy n'a cependant pas son pareil dans la représentation d'un binôme en rupture avec son environnement. John Schlesinger y confronte Jon Voight et Dustin Hoffman à toute une série d'espoirs déchus. Unis dans l'adversité, Joe et « Ratso », les personnages qu'ils campent, vont en effet aller de désillusion en désillusion...

Panique à Needle Park de Jerry Schatzberg fait la part belle aux marginaux

Jerry Schatzberg, un des doyens du Nouvel Hollywood, est à la manœuvre pour ce beau Panique à Needle Park, ou l’histoire tragique et belle de deux junkies unis par une passion destructrice, celle de l’héroïne qui devient le moteur quasi-unique de leur amour.

Breezy, de Clint Eastwood, le solitaire et la hippie

Le troisième film de Clint Eastwood peut en surprendre plus d'un. Pourtant, en signant Breezy, le cinéaste fait preuve d'une sensibilité qu'on ne soupçonnait sans doute pas à l'époque. En filmant un couple marginalisé par sa différence d'âge, Eastwood signe un film aussi tendre qu'intelligent, magnifiquement interprété.

Dersou Ouzala (1975), d’Akira Kurosawa : le chef-d’œuvre méconnu

Après une descente aux enfers entre 1965 et 1975, dans un contexte de transformation de l’industrie cinématographique nippone, Dersou Ouzala, une coproduction soviéto-japonaise, permit de relancer la carrière d'Akira Kurosawa. Le film poussa le metteur en scène à changer d’air et de méthodes en s’en allant tourner dans la taïga sibérienne, à plus de 60 ans. Ce récit humaniste, aujourd’hui quelque peu oublié, est une merveille tout à fait atypique dans le parcours du maître. Il mériterait pourtant de figurer non loin des grands classiques dont ce dernier nous gratifia.

Miami Vice : l’étincelle de l’amour selon Mann

Chez Michael Mann, l’amour naît d’une étincelle. Un regard intercepté, une alchimie instinctive puis l’aimant fait déjà effet sans que les personnages ne le sachent. Dans beaucoup de ses films, le cinéaste nous dévoile un univers de gangsters au destin funeste et essaye de déchiffrer la place de l’amour dans tout ce capharnaüm mafieux. Sonny et Isabella en sont l’exemple parfait dans Miami Vice. 

Une journée particulière (1977), d’Ettore Scola : quand les oiseaux quittent leur cage

En 1977, Ettore Scola réalise Une journée particulière, un film se servant du contexte spécifique de la Seconde Guerre mondiale pour dénoncer une marginalisation encore d'actualité à son époque : celle des femmes et des homosexuels. Une œuvre bouleversante portée par un Sophia Loren et Marcello Mastroianni, tous deux à contre-emploi, pour peut-être leur plus belle collaboration à l'écran.

Bliss : quand Salma Hayek et Owen Wilson naviguent entre les réalités

Bliss est un long-métrage de science-fiction qu'on doit à Mike Cahill. Pendant 1h40, on suit Salma Hayek et Owen Wilson dans le rôle de deux personnes en difficulté sociale ou psychologique, qui s'avèrent être issues d'une autre réalité utopique et venir tester le malheur dans la nôtre qui ne serait qu'une simulation...

Sciamma, Honoré, Guiraudie : mettre l’amour caché en scène

Février, c'est le mois de l'amour commercial. Mais au cinéma, l'amour est toujours plus puissant quand il est interdit, rempli d'obstacles et de douleur. Quelques cinéastes cependant rendent ces amours "marginaux" possibles en leur offrant des territoires pour s'épanouir. C'est le cas de Céline Sciamma, Christophe Honoré et Alain Guiraudie.

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« La Désinformation » : comprendre pour mieux combattre

Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet. 

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« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

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« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »