Cinéma

Lydia et le vaisseau des tempêtes : les constellations embrumées

"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

Malcolm & Marie : Amour ou haine entre Zendaya et Washington

Malcolm & Marie, le dernier film de Sam Levinson sorti sur Netflix, nous plonge dans une ambiance de Saint Valentin douce et amère. Deux heures de scènes de ménage, en noir et blanc, entre Zendaya et John David Washington, qui finissent par perdre le public en trop de bavardages.

FLIC, de Valentin Gendrot : une fresque terrifiante sous forme de journal intime

L'actualité récente a poussé plusieurs journalistes français à prendre la parole pour alerter sur la situation critique de l'institution policière en France. Après le brûlot Un Pays qui se tient sage de David Dufresne, Valentin Gendrot propose avec FLIC un récit autobiographique, à la portée non pas prescriptive ou moralisatrice, mais descriptive et profondément empathique. Un livre essentiel pour mieux comprendre les rouages de la Police Nationale, mais surtout la psychologie des gens qui la composent.

Rebecca ou l’impossible home sweet home

Installant une ambiance mystérieuse et onirique aux frontières du gothique, Hitchcock met en scène un bien singulier personnage dans Rebecca : une maison. Au cœur d’une romance naissante, une grande demeure anglaise est le pilier de la relation entre Mr and Mrs De Winter et met à nue les rouages d’une mise en scène théâtrale au décor parlant. Cette grande maison hostile hante les esprits et fait jouer une présence fantomatique refusant de disparaître.

Desert Hearts de Donna Deitch : rendre l’amour possible

Si Donna Deitch avait une sœur de cinéma contemporaine, ce serait Céline Sciamma. En effet, comme la réalisatrice de Portrait de la jeune file en feu, celle de Desert Hearts filme un amour interdit qu'elle rend possible. Un amour qui s'écrit sous nos yeux, un amour qui sera celui du souvenir ou de l'avenir, rien n'est déterminé à l'avance. Une première pour un film comme Desert Hearts, sorti en 1985.

La Fête à Henriette, de Julien Duvivier : la fête du cinéma !

La fête à Henriette c'est d'abord la fête du cinéma : des clins d'oeil aux films d'avant-guerre, des dialogues savoureux et un scénario malin écrit à quatre mains : Jeanson/Duvivier et leurs alter ego de fiction.

Quand les policiers se font justiciers…

Dans l’univers du film policier, tout le monde connaît les bons policiers qui cherchent vaillamment les criminels (quitte à jouer à “bon flic/mauvais flic”)....

Beauté volée (Stealing Beauty) de Bernardo Bertolucci : la vraie vie, belle et impitoyable

Beauté volée (1996), c'est l'histoire d'une adolescente qui respire la jeunesse et la beauté (la jeune Liv Tyler très touchante) qui arrive en Toscane dans la résidence d'un artiste pour y passer l'été. Tout est prétexte à enchanter le spectateur avide d'art : les peintures sur les murs, les sculptures d'argile qui jalonnent le terrain, les décors italiens, jusqu'aux sujets de conversation... Et pourtant, derrière cette apparence de légèreté, la vie continue de se jouer, impitoyable.

Le Prince de New York (1981), de Sidney Lumet : le policier comme victime expiatoire d’un système failli

Huit ans après le célèbre Serpico, Sidney Lumet s’intéresse à nouveau à la corruption qui sévit au sein de la police new-yorkaise au début des années 1970. Avec pour objectif, cette fois, de peindre une réalité nettement plus nuancée. Sur près de trois heures qu’on ne voit pas passer, le maître du « film sur la police » expose la réalité d’une corruption systémique, dans un milieu uniquement peuplé d’anti-héros.

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« Les 4 Reliques du rock’n’roll » : les Zumbies remettent le rock sur pied

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« La Désinformation » : comprendre pour mieux combattre

Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet. 

« Mudlarks » : l’enfance de Dickens

En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.

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« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

S.O.S. Bonheur, intégrale où la C.A.G. intrigue

« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »