Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Brillamment écrite, drôle et sérieuse à la fois, Brooklyn Nine-Nine a tiré sa révérence en septembre dernier, après huit saisons remplies d’émotions. Retour sur...
David Gordon Green envoie valdinguer toutes les intentions louables de son très solide opus précédent. Le résultat ? Une infâme tambouille qui, par un tour de force prodigieux, joue à la fois la carte de l’auto-référence bas de gamme et de la désacralisation d’une idole manifestement indépassable. Quelqu’un osera-t-il enfin mettre à mort la vache à lait du cinéma d’horreur ?
Xavier Giannoli est le réalisateur des rêves fous, des illusions qui perdurent jusqu'à la chute. Adapter Illusions perdues de Balzac ressemble donc chez lui à une évidence. Avec un grand casting, un sens du rythme et un propos un poil exagéré, il parvient à construire une gigantesque fresque. Fresque dans laquelle nous plongeons comme dans un tourbillon. En salles dès le 20 octobre 2021.
Concernant le comique des sitcoms, celui privilégié est le comique de situation, comme dans la tradition du théâtre classique. Les situations drôles dans lesquelles se mettent les personnages par pure bêtise ou à cause de circonstances atténuantes sont parfois à la limite de l’absurde.
Basé sur une fameuse affaire juridique française du XIVe siècle, le dernier « jugement de Dieu » officiellement autorisé, le film met au prises trois personnages qui défendent leur honneur au péril de leur vie. Malgré les apparences, le cinéaste britannique n’a pas livré une fresque épique à la Kingdom of Heaven, lui préférant cette fois un surprenant conflit interpersonnel raconté sous trois angles, bien servi par des comédiens très convaincants. La greffe d’un anachronique sous-texte féministe est toutefois venu gâcher un projet prometteur…
Une fillette de 4 ans, Ponette, refuse le décès de sa maman et attend son retour. Dans ce film qui fit polémique, Jacques Doillon aborde le sujet de la mort au cinéma du point de vue des enfants. Malaise pour certains, grâce pour les autres, Ponette est un film bouleversant qui agite des émotions contradictoires.
Le maire d'un petit village de Vendée souhaite édifier un complexe culturel dans un pré communal. Mais c’est sans compter sur la résistance de l’instituteur, prêt à tout pour sauver un arbre centenaire menacé par ce projet pharaonique.
Là ou Mourir Peut Attendre s'avère être un grand Bond, c'est peut-être pour la propension qu'il a à être pleinement conscient de son statut de conclusion. Une donnée inédite qui transforme ce 25ème film en un quelque chose de rarement vu dans la saga jusqu'alors. Bardé de scènes spectaculaires et surtout d'éléments qui parleront forcément aux fans purs et durs de la saga, Mourir Peut Attendre se révèle être une conclusion explosive aux 15 années de service de Daniel Craig et surtout un Bond qui marquera les esprits et qui fera date.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.