Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Joan, c’est Joan. Et comme pour en faire un cas à part, elle est l’un des seuls personnages féminins roux. De par leur rareté mais aussi de par le caractère éclatant de cette couleur, elle ne passe pas inaperçue. Christina Hendricks, son interprète fait de Joan Holloway un crève-écran par sa présence, son élégance et sa touche de fausse ingénuité.
Si vous doutiez encore du talent de Zendaya, Euphoria devrait remettre les pendules à l'heure et les compteurs à zéro. Véritable phénomène de société, la série américaine de Sam Levinson explore la face cachée de la société américaine en mettant en scène une jeune adolescente désenchantée et toxicomane.
Si vous ne connaissiez pas encore le nom d'Anaïs Volpé, Souheila Yacoub et Déborah Lukumuena, Entre les vagues devrait vite vous les faire connaître. En racontant l'histoire de deux jeunes amies prêtes à tout pour vivre leurs rêves, le film réussit autant à émouvoir qu'à forcer le respect (cinématographique).
Rien à foutre est un titre qui annonce la couleur. Sous les traits lumineux de l’excellente Adèle Exarchopoulos, les cinéastes dessinent avec talent une jeunesse désenchantée, minée par une société de plus en plus mercantile et individualiste.
Si le film transpire l’amour sincère pour la ville, la nostalgie de Branagh a ôté aux images de son enfance toute l’âpreté qu’exigeait la période historique dans laquelle elles s’inscrivent. Bien trop policé, Belfast se présente dès lors comme un drame familial très gentillet, dont l’empreinte demeure superficielle. C’est bien connu, la nostalgie embellit toujours le passé.
The Batman apparaît, à l'issue de ces 3h quasi homériques, comme un film plein de cinéma jusqu'à la gueule. Mais au-delà de ce simple constat qui lui permet déjà de se hisser au-dessus de la mêlée super-héroïque, The Batman est surtout une brillante réadaptation de l'icône qui le confronte enfin à un abîme empli de désespoir et de nihilisme.
Pierrot le fou propose un cocktail cinématographique détonnant qui englobe aussi bien une réflexion sur la valeur de l'art (et du cinéma) qu'une démonstration artistique qui subvertit et renouvèle tous les codes du cinéma de l'époque.
Lisa Landon, dite Lisey, c'est la veuve d'un écrivain qui va être confrontée à la mémoire de son couple, à travers un travail de deuil long et difficile. Adapté d'un roman de Stephen King, L'Histoire de Lisey est avant tout un superbe portrait de femme, incarnée par Julianne Moore.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »