Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Si vous ne connaissiez pas encore le cinéma de Paul Thomas Anderson. Pas de panique : Licorice Pizza devrait pouvoir combler quelques unes de vos lacunes. En revisitant les codes du très classique teen movie, le cinéaste nous offre une œuvre pleine d'énergie et d'humour, porté par une bande de jeunes comédien.e.s amené.e.s à faire parler d'eux.
Après Les Enfants Loups, Le Garçon et la Bête et Miraï, ma petite Soeur, Belle est le dernier long métrage en date de Mamoru Hosoda. on y retrouve les qualités habituelles du cinéaste : splendeur visuelle, émotions, et un scénario très intelligent qui propose une réflexion sur les rapports entre le monde virtuel et la réalité, le tout dans une relecture de La Belle et la Bête.
Comment parler d'Hollywood sans version dans la caricature grossière et éculée ? The Beta Test répond brillamment à la question. Le nouveau film de Jim Cummings est un concentré d'humour caustique et de critique intelligente qui propose une vaste réflexion autour de la culpabilité individuelle et collective.
On retrouve dans The Card Counter, dominé par la performance magnétique d’Oscar Isaac, la plupart des traits saillants du cinéma profondément empreint d’interrogations religieuses du scénariste de Taxi Driver. Artiste inégal car farouchement indépendant, Schrader livre une œuvre sombre, énigmatique, presque minérale, écrasée par la menace sourde et la violence difficilement contenue, deux notions qui constituent le fardeau terrible d’un héros coupable.
L’année 2021 s’achève et c’est l’heure pour la rédaction de donner sa liste des meilleurs films de cette année cinématographique ; une année 2021, compliquée pour les salles et ses spectateurs, mais qui aura eu son lot de surprises, d'inattendus, de chocs visuels et d’éblouissements narratifs. Alors qui sera le meilleur film de 2021 selon notre rédaction? Bonne lecture à vous.
Deux ans après Roubaix, une lumière, Arnaud Desplechin revient à son cinéma de prédilection. Il renoue avec ses premiers amours mais saute surtout un grand pas en adaptant celui qu'il admire tant : Philip Roth. Il fait de Tromperie un jeu entre littérature, théâtre et cinéma où la fantasmagorie l'emporte et où la mise en scène épouse le verbe pour mieux s'en émanciper. Un jeu verbal dont on ressort déroutés, avec au centre un personnage qui est le double d'un auteur tout en étant l'adaptation d'un personnage lui-même double de son auteur. Vous suivez ? Tromperie est un titre qui prend alors tout son sens.
Comme pour chaque fin d'année, la rédaction du Magduciné vous propose un tour d'horizon de ses meilleurs souvenirs cinématographiques de 2021 et de ses attentes pour 2022, à travers les réponses de certains de ses rédacteurs et rédactrices à six petites questions.
Les Enfants du paradis est un film fondateur qui n'a cessé d'inspirer de nombreuses productions cinématographiques et télévisuelles actuelles. Avec Carné à la réalisation, Prévert au scénario et le trio Arletty, Pierre Brasseur et Jean-Louis Barrault pour la comédie, le film avait tout les ingrédients pour devenir un chef-d'œuvre du cinéma mondial.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.