Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Par son scénario, par son utilisation du décor urbain comme projection de la psychologie de ses personnages, par ses dialogues ciselés, par sa magnifique mise en scène héritée de l'expressionnisme et par son couple principal, Assurance sur le mort est devenu non seulement un des grands classiques du cinéma hollywoodien, mais une référence en matière de film noir.
Plus qu'un simple film policier dont l'enjeu serait de découvrir l'identité d'un criminel, Cruising - La Chasse, de William Friedkin, est une plongée dans les bas-fonds d'un New-York glauque et le portrait de policiers à la morale très ambiguë.
Sorti en 1977 alors que la folie Star Wars fait rage, le Convoi de la peur subit un échec retentissant au box-office. Alors que le film fête cette année ses 40 ans, son statut de chef d'oeuvre maudit rappelle à lui tout seul la singularité de son auteur, William Friedkin. Cinéaste fou et de tous les excès, Friedkin se sera livré corps et âme pour faire du Convoi de la peur une oeuvre avant-gardiste au réalisme frappant. Un monument de tension pour un voyage au bout de l'enfer.
Premier film de Darren Aronofsky, Pi est une oeuvre fascinante qui pose, non sans maladresses, les fondements du cinéma de son auteur et ses thématiques.
Film d'été par excellence, la gloire de mon père d'Yves Robert, une adaptation qui fait honneur à l'oeuvre de Marcel Pagnol et à la Provence des années 1900
L'article revient sur la carrière de Maurice Pialat, sur la découverte de Sandrine Bonnaire et sur leur première collaboration en 1983 avec le film "À nos amours".
Soudain l'été dernier est une des œuvres maîtresses de Joseph Mankiewicz, preuve de son immense talent de réalisateur, auquel s'ajoutent les dialogues de Tennessee Williams et l'interprétation hors norme des trois acteurs principaux, Katharine Hepburn, Montgomery Clift et Elizabeth Taylor.
Avec Lavardin, Chabrol trouve un alter ego qui, comme lui, jette un regard ironique et goguenard sur la bourgeoisie de province et s'attelle à mettre à jour ses hypocrisies.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.