Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Larmes de Joie de Monicelli : Critique du film

De salauds ordinaires en héros magnifiques: Larmes de Joie de Monicelli orchestre un savoureux bal ou quiproquos et désillusions se construisent dans une logique implacable.

Sans Retour de Walter Hill : Critique du film

Un thriller étouffant, mais aussi un drame qui flirte avec le fantastique, qui vous prendra aux tripes, du début à la fin, au sens propre, comme au figuré. Sans Retour, une œuvre majeure, sublimée par la photographie d'Andrew Laszlo et la musique de Ry Cooder.

Blue Velvet de David Lynch : Critique du film

Plus accessible que ses futures œuvres, tout en restant fidèle à l'univers torturé de son auteur, Blue Velvet est la parfaite porte d'entrée dans la filmographie de David Lynch. Un cauchemar d'une beauté subjuguante et envoûtante.

Dune de David Lynch : Critique du film

Dune semble né d’un malentendu entre David Lynch et ses producteurs. D’un côté un réalisateur qui voulait que son film lui corresponde : de l’autre une production qui ne l’entendait pas ainsi.

Elephant Man de David Lynch : Critique du film

Par son sujet (la différence et la tolérance), par son registre (pathétique et humaniste) et par son traitement (un classieux noir et blanc de 1980), Elephant Man a tout du grand film prestigieux destiné à conquérir les cœurs de la foule et la rétine de la critique...

Eraserhead de David Lynch : Critique du film

Cour d’essai et coup de maître : Nous sommes en 1976 et David Lynch réalise, avec Eraserhead, le premier film de ce qui deviendra l’une des œuvres cinématographiques les plus captivantes du Septième Art.

La rue de la honte (Akasen chitai) : Critique du film

Mizoguchi esquisse à travers ce large portrait les dysfonctionnements criants de cette organisation communautaire. L’opposition entre les tenants de L’Ancien Régime Féodal et les partisans d’une ouverture moderne se ressent jusqu’à l’intérieur de ce huis-clos oppressant.

La Féline de Jacques Tourneur : Critique du film

La Féline, un classique du cinéma fantastique, un de ses films mystérieux dont la compréhension totale nécessite plusieurs pistes de réflexions pour en saisir la pleine mesure et dont on n’est toujours pas certain d'en appréhender toutes les facettes...

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