Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Plongée douce-amère dans la Louisiane des années 50 au son de la musique d'Elvis Presley avec avec Un été en Louisiane, récit d'apprentissage rétro qui joue sur la nostalgie de l'innocence perdue et des bonheurs simples.
Avec Kids Return, Takeshi Kitano obtient la reconnaissance en offrant un drame à la puissance émotionnelle phénoménale. Une ode à l'amitié et à la mélancolie .
Jules et Jim, pour beaucoup, c'est Jeanne Moreau chantant le Tourbillon de la vie, mais c'est avant tout l'histoire d'un trio amoureux, subversif quand est sorti le film en 1962. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Septième film réalisé par Takeshi Kitano, Hana-bi sera celui de la consécration internationale, remportant même un Lion d'or à Venise en 1997. Un film où le grand cinéaste japonais nous offre un véritable art poétique.
Quoi de mieux pour passer un bel été qu'un road-trip au Japon en compagnie d'un yakuza vieillissant et un garçonnet. Un voyage mélancolique et joyeux ponctué par de sublimes notes de piano.
Rasta Rockett est une comédie culte. Que ce soit au niveau des répliques ou des situations, on ne peut que passer un excellent moment devant ce film, que l'on saura apprécier toutes saisons confondues.
Avec "Paris, Texas", Wim Wenders réalise un de ses films les plus célèbres, un hommage aux USA et au cinéma américain à travers le genre du road movie, mais aussi un film qui reste d'une grande force émotionnelle.
A travers le Décalogue, Kieslowski réalise dix films qui sont autant de questions morales et philosophiques. Mais loin d'être des réflexions abstraites, ce sont des vies quotidiennes que filme le cinéaste, ce qui lui permet de dresser un portrait de la Pologne de son temps.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.