Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

« Les Quatre cents coups » : une part d’ombre, une part de fiction

En 1959, « Les Quatre cents coups » fut acclamé à Cannes. Et pour cause : le premier film de François Truffaut, partiellement autobiographique, est un chef-d'oeuvre de la première heure de la Nouvelle vague française. Tout y est : l'expression néo-réaliste, l'antihéros jeune et indomptable, une ville de Paris érigée en personnage à part entière, une critique du monde adulte et de l'incommunicabilité, ainsi qu'une mise à nu d'une famille dysfonctionnelle. Avec en supplément quelques-unes des obsessions truffaldiennes les plus célèbres.

Bloody Sunday #2 – Ebola Syndrome de Herman Yau

Pour ce deuxième rendez-vous de Bloody Sunday, cap sur Hong Kong et l'univers complètement allumé de la Cat 3. Découvrez un monde où cohabitent sexe et violence, et où la morale n'a pas sa place. Et pour représenter cela de la meilleure des manières, quoi de mieux que Ebola Syndrome de Herman Yau, dégoûtant cocktail des plus grandes déviances imaginables ?

Les Moissons du Ciel de Terrence Malick, le visage de l’Amérique

Les Moissons du Ciel est le deuxième film du cinéaste américain Terrence Malick et devint l’une des pierres angulaires de son oeuvre. Le film contient toutes les obsessions du réalisateur, son amour pour une vision du cinéma iconoclaste qui ne cesse de vouloir trouver la grâce dans les prémisses de l’horizon de vastes plaines et son idée que l’état de nature est suivi de la culture matérialiste de l’humain.

District 9 : nous sommes tous des crevettes sud africaines

Le million d'aliens parqué depuis plus de 20 ans dans le District 9, un bidonville de Johannesburg, insupporte les habitants. Les autorités décident d'évacuer le camp tout en ayant des vues sur leur technologie militaire.

« Mother » : les liens du sang

Dans "Mother", Bong Joon-ho raconte le combat forcené d'une mère pour sauver son fils de la prison. Il interroge les limites de la moralité, les liens filiaux, mais aussi une société sud-coréenne en proie à ses propres démons...

Quand la ville dort : le casse du siècle !

Quand la ville dort (The Asphalt jungle en VO) est plus qu'un classique. En créant un sous-genre du film noir, le film de cambriolage, John Huston va inspirer de nombreux cinéastes (Melville et son Cercle rouge en étant un exemple parmi les plus réussis). Son film reste un incontournable de l'histoire cinématographique.

Bloody Sunday #1 – Street Trash de Jim Muro

Pour inaugurer la nouvelle section du Mag du Ciné, Bloody Sunday, consacré aux pépites du cinéma gore et déviant, il était évident de mettre à l'honneur le seul et unique film de Jim Muro, Street Trash. Véritable modèle de la comédie gore des années 80, le film met en scène un groupe de clochards qui vont être décimés par une étrange liqueur. Préparez-vous, ça va tâcher !

La Poursuite Infernale : naissance d’une république

En reprenant la célébrissime histoire du conflit qui opposa Wyatt Earp au clan Clanton à Tombstone, John Ford fait un film sublime et novateur, un western politique qui décrit la naissance de la république américaine.

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« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

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