Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Terreur Aveugle : Le mal est partout

Richard Fleischer est un véritable réalisateur caméléon, et Terreur Aveugle confirme son aptitude à s'adapter à tous les genres. Véritable tour de force de mise en scène, le film est un thriller horrifique sous haute tension, dans lequel le spectateur comme la protagoniste, est mis à rude épreuve.

Un jour sans fin : l’accord parfait

Après sa sortie initiale en 1993, « Un jour sans fin » s'est rapidement installé dans le patrimoine cinématographique et le paysage pop-culturel. Au-delà du concept de boucle temporelle, la comédie d'Harold Ramis doit ce statut à une exceptionnelle richesse thématique.

Journal d’un curé de campagne : ma grâce ; ma bataille

Dieu est sûrement l'un des acteurs les plus importants de l'histoire du cinéma, et ce sans jamais avoir été payé. Il est là pour des films plus ou moins bons sur des exorcismes, mais aussi pour des missions moins "stylées", genre redonner goût à l'humanité à un curé maigrichon atteint d'un cancer de l'estomac.

Sonate d’automne : comment apprend t-on à être un parent ?

La figure de la mère est sacrée pour l'enfant, mais si cette dernière l'ignore toute sa vie, alors ça donne "Sonate d'Automne". Cette critique va nous permettre de nous intéresser à la joie de vivre dont débordent les oeuvres de Bergman, et plus précisément au danger des non-dits dans une relation aussi primordiale que celle d'une mère avec ses filles.

La Mort Apprivoisée : La parenthèse désenchantée du duo Powell/Pressburger

Rarement abordé car il eut la lourde tâche de suivre les pas de chefs d'œuvres comme Une question de Vie ou de Mort ou Les Chaussons Rouges, La Mort Apprivoisée n'est pas qu'un simple film mineur. Michael Powell et Emeric Pressburger réduisent leurs ambitions formelles, pour un thriller noir intimiste, pur concentré de cinéma.

Rashōmon : Usual suspect au pays du soleil levant

Il y a soixante-dix ans, un cinéaste japonaise encore peu connu triomphait au Festival de Venise. Il s'appelle Akira Kurosawa. Avec Rashomon, ce dernier rentre dans l'histoire du cinéma mondial en imposant une oeuvre aussi philosophique que dérangeante.

Soy Cuba : propagande, et alors ?

Le cinéma c'est sympa, même quand le film est orienté voire "choquant". Parce que l'art ne fait pas la part des choses entre amour et haine, il nous offre certains de ses enfants qui peuvent certes ne pas être très beaux au demeurant, mais qui recèlent en réalité des qualités incroyables. Il faut voir de tout pour comprendre, car sans curiosité c'est tout de suite moins marrant.

That Cold Day in the Park, étrange rencontre filmée par Robert Altman

Troisième long métrage que Robert Altman réalisa pour le cinéma, That Cold Day in the Park peut apparaître comme le premier film personnel du réalisateur, le premier où il développe sa vision critique de l’Amérique, et sa première grande réussite.

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