Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

A Canterbury tale, portrait spirituel d’une Angleterre pluriséculaire

Tourné juste après le Colonel Blimp, A Canterbury tale est un film passionnant et riche en signification, une œuvre unique et inclassable, au croisement de nombreux genres, mais aussi de plusieurs époques et de multiples thématiques. Une des plus grandes réussites du duo Michael Powell et Emeric Pressburger.

Une vie difficile : du rire à la tendresse

Une tranche de vie d'un idéaliste pris dans le tourbillon de l'histoire italienne et de son miracle économique. Une vie difficile est une comédie tendre sur les héros normaux dont on sait se moquer pour mieux s'accepter soi-même.

Ils aimaient la vie (Kanał), un film de Andrzej Wajda

Le réalisateur le plus emblématique de Pologne s'empare d'un sujet brûlant de l'histoire de son pays dont il fut lui-même un participant pour réaliser le deuxième volet d'une trilogie de la guerre. Poignant, tragique et mystérieux, Ils aimaient la vie (Kanał) synthétise magnifiquement le cinéma de son auteur.

La Prisonnière du désert : l’obscurité en couleurs

Le film de John Ford, aussi admiré que décrié, demeure l'un des plus beaux joyaux du western.

L’Adieu au roi de John Milius : critique du film

Quand un officier de l'armée américaine rencontre une population traditionnelle dans une jungle reculée en pleine Guerre du Pacifique, sa vie et le destin de ce peuple sont bouleversée. Un destin individuel hors norme mêlé à la grande Histoire humaine.

L’assassin habite au 21 : whodunit, ou kikafé ?

Il y a des films qui marquent, et ceux même s'ils ne sont pas parfaits. Des films de chevets que l'on apprécie revoir pour leur ambiance, leur humour... en fait pour l'expérience qu'ils proposent lors de leur visionnage. L'assassin habite au 21 fait partie de ces films pour moi. J'avoue que je ne pensais pas rire autant devant un film des années 1940, ni que j'allais le préférer aux autres films de Clouzot, et pourtant ce fut le cas.

Sorcerer : une fin tragique

Sorti une semaine avant Star Wars – Episode IV, le film qui devait continuer la carrière fulgurante du réalisateur de L'Exorciste fut boudé par le public et incompris par la critique. Avec La Porte du Paradis (M. Cimino) dont le vacarme de la chute fut néanmoins plus cuisant et tonitruant au point de couler un studio, Sorcerer reste un de ces films qu'il aura fallu apprendre à apprivoiser mais qui constitue pourtant une œuvre fulgurante autant qu'une leçon macabre de mise en scène.

Le Grand Sommeil : quand Morphée fait trop bien son travail

J'ai depuis longtemps une fascination pour la ville de Los Angeles, véritable terre de cinéma dont la représentation peut aller d'une simple comédie policière à un film jouant justement avec l’aspect cinématographique et artificiel de la ville afin d'en révéler les plus sordides secrets. En ce sens, outre les David Lynch, Michael Mann ou Paul Thomas Anderson viennent la base du patrimoine "Angeleno" (ou Los Angélienne mais c'est moche), le film noir. Et quoi de mieux que de parler de l'un des plus marquants d'entre eux, avec Bogie dedans en plus de ça.

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