Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.
En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.
Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.
Joan, c’est Joan. Et comme pour en faire un cas à part, elle est l’un des seuls personnages féminins roux. De par leur rareté mais aussi de par le caractère éclatant de cette couleur, elle ne passe pas inaperçue. Christina Hendricks, son interprète fait de Joan Holloway un crève-écran par sa présence, son élégance et sa touche de fausse ingénuité.
Si vous doutiez encore du talent de Zendaya, Euphoria devrait remettre les pendules à l'heure et les compteurs à zéro. Véritable phénomène de société, la série américaine de Sam Levinson explore la face cachée de la société américaine en mettant en scène une jeune adolescente désenchantée et toxicomane.
Pierrot le fou propose un cocktail cinématographique détonnant qui englobe aussi bien une réflexion sur la valeur de l'art (et du cinéma) qu'une démonstration artistique qui subvertit et renouvèle tous les codes du cinéma de l'époque.
Lisa Landon, dite Lisey, c'est la veuve d'un écrivain qui va être confrontée à la mémoire de son couple, à travers un travail de deuil long et difficile. Adapté d'un roman de Stephen King, L'Histoire de Lisey est avant tout un superbe portrait de femme, incarnée par Julianne Moore.
En 2002, on découvre Frida. Le long-métrage, réalisé par Julie Taymor, relate la vie de l'artiste-peintre mexicaine Frida Kahlo (1907-1954), interprétée par Salma Hayek. L'époux de l'artiste et également peintre, Diego Rivera, est quant à lui incarné par Alfred Molina. Plus que de nous faire découvrir l'art de cette femme singulière, Frida s'intéresse plutôt à la vie tumultueuse de cette créatrice inimitée. Parler d'art au cinéma, c'est souvent avant tout parler de l'artiste, dont la vie et l'oeuvre sont enchevêtrées, soumises à des influences mutuelles.
Que ce soit dans Shining, Misery ou la Part des ténèbres, les romans de Stephen King et les films qui en sont les adaptations sont peuplés d'écrivains et parlent des problèmes liés à l'écriture romanesque. Depuis la solitude nécessaire à l'écriture jusqu'aux rapports parfois compliqués avec les fans, les protagonistes illustrent les difficultés rencontrés par les écrivains.
Portrait de la jeune fille en feu n'est pas seulement l'histoire d'un amour au présent, c'est aussi celle d'une peintre qui exerce son art. Marianne n'est pas une figure historique mais elle est une femme qui peint et qui doit créer avec les conventions de son temps tout en rendant son sujet acteur de l'œuvre à venir. Il ne s'agit pas pour Céline Sciamma de raconter un destin mais de filmer une création vivante, qui s'interroge sans cesse sur sa capacité à se réinventer. Une nouvelle manière de présenter l'art au cinéma non pour sa beauté mais pour sa capacité à redessiner les relations et regards entre les êtres.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.