Le cinéma est un langage construit, 24 mensonges par seconde, et écrire sur lui est une manière de prolonger cette fabrication tout en se découvrant soi-même. Que représente le cinéma ? Comment le traduire par des mots ? Qu’est-ce que l’exercice révèle de soi ? À travers ces témoignages personnels, les rédacteurs du Mag du Ciné explorent leur relation intime à l’écriture critique, entre perception, émotion et identité.
En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.
Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.
Murnau est l'un des grands stylistes du septième art, et notamment l'un des porte-étendard de l'expressionnisme dans les années 20. Retour sur l'une de ses thématiques phares : « l'apparence », qui participe à la fois de l'esthétique de ses films et de la dramaturgie, étant au cœur des préoccupations des personnages.
Les escaliers ont de multiples fonctions au cinéma : ils servent à caractériser des personnages, à donner corps à des univers singuliers, à créer du suspense, à reformater la dynamique d'une scène, à rendre opérantes des prises de vues acrobatiques. Alfred Hitchcock, Brian De Palma ou Billy Wilder ont d'ailleurs exploité le motif à foison - jusqu'à devenir représentatifs d'une obsession peu commune.
Le cinéma noir américain a ses figures politiques et artistiques qui les unes comme les autres, ont participé au souvenir collectif d'une communauté méprisée, constamment en lutte. De Spike Lee à Martin Luther King, les grands inspirateurs demeurent avec les idées.
Cette petite salle de bains banale d'un motel perdu a accueilli un événement, un sommet, une conférence. Sur ces carreaux reposent les fondements d'une forme de communication qui répond aux regards, aux sociétés et à tous ses miroirs. Là où le cinéma gagne au fil du temps une forme éthérée, il se rappelle les faits et gestes qui furent les siens et qui doivent être réinventés.
Chez Ridley Scott, Andrew Niccol ou Alain Resnais, le totalitarisme et la dystopie ont contribué à façonner des films mémorables, figurant en bonne place au panthéon du septième art. Alors que le Mag du Ciné interroge actuellement les tueurs en série de chair et d'os, ne convient-il pas d'élargir le spectre et de prêter la tribune au plus impitoyable des meurtriers, à savoir la société elle-même, en tant que telle et dans sa gouvernance ?
« On n’est pas obligé d’être en accord avec moi. Mais il y a une chose au monde dont je suis sûr, dont je suis fier, vraiment, une seule, c’est ma carrière » a déclaré Alain Delon, lors de la cérémonie de remise de la Palme d'honneur qui s'est tenue à Cannes. A cette occasion, petit retour sur une filmographie impressionnante.
C’est fini. Ce lundi 20 mai est à graver dans le marbre pour les fans de Game Of Thrones. En huit saisons la série a fait couler beaucoup de sang, de larmes et surtout d’encre. Difficile alors d’échapper aux différentes réactions des fans sur les réseaux sociaux. Entre coups de gueule et humour, retour sur les tweets face au final de Got.
Le cinéma a t-il à être décent ? Dans le cadre de notre cycle sur les tueurs en série au cinéma, retour sur le tragique meurtre de Sharon Tate par la secte de Charles Manson. D'American Horror Story à Once Upon A Time Hollywood, ce meurtre, qui marqua le monde du cinéma dans les années 60, continue de fasciner le 7ème art...
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.