On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.
"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
Porté par un dispositif audacieux et jusqu'au-boutiste, Les Filles d'Olfa fait résonner les voix complices de ses sujets et interprètes, oscillant entre bravoure et exploration des limites de son mécanisme.
Décidément, il est beau le cinéma actuel de Disney. Entre gestion très douteuse de la saga Star Wars, saccage du Marvel Cinematique Universe, méthodes de travail à peines légales imposées à leurs équipes et paresse sans limite des productions, on a bien du mal à reconnaître l’âme du studio qui nous a jadis tant offert. Désormais bien lancés dans les (mauvais) remake de leur classiques d’animation, c’est La Petite Sirène qui s’offre un rafraîchissement. Mais à l’instar d’Ariel qui perd sa voix, Disney continue de faire sombrer son âme…
Pour son premier film de fiction, Il pleut dans la maison, Paloma Sermon-Daï reste dans le creuset familial qu’elle avait déjà exploré dans son premier long-métrage documentaire, Petit Samedi. Elle campe ici un duo frère-sœur livré à lui-même, entre dérive estivale et tentative de construction.
Hokusai appartient au mouvement artistique spécialiste de l'"Ukiyo-E". C'est un mouvement "vulgaire" (au sens d'art populaire). Défini comme "un monde de tous les jours saisi sur le vif", c'est un art qui se contente de saisir le Japon, son petit peuple, ses marginaux, ses courtisanes, dépouillé de tout ce qui était célèbre, bien vu ou bien né, dont la tradition chinoise. Considéré comme le maître de cet art, il siège avec ses contemporains et prédécesseurs: Hiroshige, Utamaro et Sharaku.
PERSONNE ne pouvait apporter à la troupe ce que Louis Letterier amène dans sa trousse de secours : de l’amour. De l’amour pour le marcel en toutes circonstances, pour les méchants qui deviennent gentils et les gentils qui vivent pour toujours même quand ils sont morts, pour les gros et les petits boules en tanga qui lustrent en fish-eye la carrosserie des batmobiles fluos shootées au protoxyde d’azote. Et pour les barbecues, et pour la Corona. À la bouteille, évidemment.
Monsieur Constant, d’Alan Simon, a le grand mérite de faire réapparaître sur le devant de la scène cinématographique Jean-Claude Drouot, devenu décidément trop rare à l’écran. Mais, malgré le talent des comédiens et la beauté des images, l’histoire, portée par des dialogues et un scénario maladroits, ne parvient pas à tenir ses promesses.
Troisième long-métrage de Nicolas Peduzzi, État limite (2023) rejoint le territoire français, et même péri-parisien, pour y suivre l’unique psychiatre de l’Hôpital Beaujon, à Clichy. Passionnant, mais aussi parfaitement dénonçant, puisqu’il suffit de montrer pour dénoncer la politique conduite autour des services publics, parmi lesquels l’Hôpital Public…
Nous avons beaucoup apprécié la première partie du film. Un clin d'oeil est fait au film l'Exorciste par la scène d'entrée du père Amorth. Il a une mallette et un chapeau noir comme le prêtre. Le décalage entre la situation et l'humour grinçant dont il fait preuve rendent tout de suite la séance moins angoissante. A-t-on déjà vu un exorciste faire des blagues à un démon ? Pour notre part, quasiment jamais, à moins que cela soit parodique. L'incipit du film est aussi dynamique que surprenant, après les premières scènes, c'est l'envie de comprendre qui est ce personnage haut en couleur qui s'installe. C'est aussi un petit rappel au père Amorth qui disait que les démons n'aimaient pas l'humour.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.