Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Avec Prison 77, Alberto Rodríguez, le réalisateur de La Isla mínima, se tourne vers le film de prison, en s’inspirant de faits réels et de la période charnière qui suivit, en Espagne, la mort du dictateur Franco, à la fin des années soixante-dix.
Sorti en 2023, Air, est le premier projet réalisé et abouti du studio Artists Equity cofondé par les acteurs et amis de longue date, Matt Damon et Ben Affleck. Le film est attendu sur la plateforme Amazon Prime et est, depuis sa sortie, diffusé en salle dans quelques pays privilégiés. Il raconte l'histoire de la création de la chaussure AIR Jordan, née de la collaboration entre Nike et le joueur de basketball, Michael Jordan.
Le Wuxia peut espérer renaître sur nos écrans. Sakra en démontre ses qualités et ses limites, en dépit de séquences d’action magistrales et acrobatiques, où Donnie Yen se donne à cœur joie de frapper avec la paume ouverte. Telle est la voie du guerrier.
Sages-femmes de Léa Fehner suit le quotidien de deux sages-femmes nouvellement arrivées et surtout du service dans lequel elles évoluent. Un quotidien très rythmé, où le temps est l'ennemi, où le sens est à retrouver. Une fiction quasi documentaire portée par de jeunes comédiens du Conservatoire national supérieur de Paris. Le film est diffusé sur Arte.tv jusqu'au 10 août 2023.
Le retour inespéré de James Gunn aère enfin une saga qui n’offrait plus rien de super-héroïque depuis la séparation des Avengers. Les Gardiens de la galaxie Vol. 3 sonne ainsi comme un chant du cygne pour le cinéaste et pour toute une bande déjantée qui a rarement connu le couperet exigeant de son audience. Comme quoi il est toujours possible de s’éclater tout en se taquinant.
Dans son nouveau long-métrage, Camila sortira ce soir, la réalisatrice argentine Inés María Barrionuevo capte une adolescente à l’âge de tous les possibles, à la fois grisant et douloureux, entre certitudes et doutes.
Rescapé de l’Holocauste, Jack Garfein est The Wild One qui a rapidement apprivoisé les subtilités de la performance d’acteur, avant de révéler d’autres talents qui partagent avec lui ce croisement entre les expériences intimes et ce nouveau refuge qu’est le cinéma.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.